Mobiles et capteurs géolocalisent la pollution atmosphérique

Par 07 janvier 2008

Des coursiers britanniques à vélo embarquent sur leur véhicule un système combinant des capteurs et un GPS intégré à un téléphone portable. Ce, afin d'obtenir des informations géolocalisées sur la présence de particules polluantes.

(cliquez pour agrandir)Les téléphones portables contrôlent la pureté de l'air à hauteur d'homme. A Cambridge, des coursiers en vélo embarquent avec eux des capteurs capables d'enregistrer plusieurs données sur la qualité de l'atmosphère comme le taux de monoxyde de carbone. Des informations qui sont ensuite remises dans leur contexte géographique grâce à un système GPS intégré au mobile de l'employé puis envoyées au laboratoire de recherche de l'université éponyme via un logiciel lui aussi téléchargé dans le combiné. Ce, en se connectant à Internet par Bluetooth. "Les téléphones portables nous fournissent une alternative aux coûteux matériels habituellement utilisés", explique Eiman Kanjo, spécialiste en informatique scientifique.
Les capteurs atmosphériques se miniaturisent
"Ils permettent également de surveiller des endroits qui ne l'étaient pas auparavant", ajoute-t-il. En effet, sans modifier leur parcours habituel, les coursiers permettent aux scientifiques de couvrir un nombre important de quartiers. Installés au départ dans l'espace de stockage attenant au vélo, les capteurs, désormais de la taille d'une petite télécommande, peuvent être fixés à une veste ou à un sac. Laissant présager de possibles nouveaux usages auprès de piétons. Mais le système, développé au niveau industriel en partenariat avec le constructeur Nokia et le fournisseur de services de télécommunications O2, manque encore de précision pour une telle utilisation.
Comprendre les rapports entre environnement et maladie
Une fois cet obstacle d'exactitude dépassé, le système pourrait ainsi permettre de suivre les personnes souffrant d'asthme afin d'obtenir des données précises sur les possibles liens entre facteurs atmosphériques et crise. En effet, si l'idée est souvent évoquée, il reste difficile de la prouver, estime Eiman Kanjo. Ce, faute de pouvoir comparer avec exactitude des symptômes avec la présence dans l'air de polluants. Une difficulté que le dispositif pourrait surmonter, en combinant au système de capteurs et de GPS une technique de mesure des fonctions du poumon du volontaire.

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