Les mobiles GPS recréent le trafic routier de San Francisco

Par 10 novembre 2008

Les conducteurs qui disposent d'un téléphone avec système de positionnement peuvent accepter de transmettre leur localisation. Cela crée une carte de la circulation de la région consultable par tous les automobilistes.

San Francisco expérimente déjà un réseau de capteurs capable de repérer les places de stationnement vacantes et d'en avertir les automobilistes. Une nouvelle initiative vise cette fois à transformer n'importe quel mobile qui embarque un système GPS et qui est compatible Java en sonde dédiée à l'analyse du trafic routier. Lancée par l'université de Berkeley et par Nokia, elle permet aux utilisateurs de télécharger gratuitement un logiciel sur son téléphone. Celui-ci donne l'accès à un site qui utilise les solutions de navigation embarquées dans les combinés pour mettre à jour en permanence la situation sur les routes. Quand un utilisateur passe à proximité d'une borne dédiée, son téléphone envoie - anonymement - la position du véhicule et la vitesse à laquelle il circule. Les données sont alors analysées et modélisées sous la forme d'un graphique posté sur le site, et auquel les automobilistes accèdent.
Couvrir toutes les routes
Un premier test avait été effectué en début d'année, en utilisant une centaine de Nokia N95 avec système GPS. Le prototype proposé aujourd'hui au public sera compatible avec plusieurs téléphones de différents constructeurs. L'initiative fait partie du projet Mobile Millenium, porté par les deux partenaires et le ministère des Transports. Celui-ci vise à fluidifier le trafic de la région sur la plupart des routes engorgées, même celles qui ne sont pas couvertes par des capteurs. Ainsi, les chercheurs souhaitent accéder jusqu'aux rues moins fréquentées des zones urbaines et celles qui traversent les zones rurales. "Le projet nous donne la possibilité de démontrer que tout le monde peut participer à des problèmes d'envergure nationale comme celui de la congestion du trafic", souligne Henry Tirri, vice-président du Nokia Research Center.
Dix mille sondes GPS pour avril 2009
La première phase du test ne concerne cependant que les axes assurant la liaison entre San Francisco Bay Area et Sacramento. Les responsables du projet espèrent atteindre les dix mille utilisateurs pour le mois d'avril 2009. Question importante : celle de la confidentialité des données. Pour la garantir, les chercheurs ont mis au point un système de sécurité qui interdit toute transmission ou stockage des informations. Le transfert vers la base de données est encrypté, et aucune information ne peut être soutirée en dehors de celles qui sont captées par les bornes. Enfin, les conducteurs qui le souhaitent peuvent désactiver le dispositif s'ils le veulent.

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