Les mobiles font le point sur le trafic routier

Par 12 février 2008

Contrôler le trafic routier en temps réel. Pour arriver à cela, le projet Mobile Century recueille l'information directement depuis les téléphones des automobilistes.

La gestion du trafic routier passera bientôt par les téléphones personnels des automobilistes. Des travaux de recherche ont été l'occasion d'une expérimentation à grande échelle d'un système de gestion du trafic reposant sur une technologie de GPS mobile. Organisé conjointement par des chercheurs de l'université de Berkeley et du centre de recherche Nokia de Palo Alto (Etats-Unis), ce test a porté sur une centaine de véhicules. Chaque conducteur y était équipé d'un Nokia N95 embarquant un logiciel destiné à transmettre les informations de positionnement fournies par le GPS à un poste de contrôle distant, ce toutes les trois secondes. En opérant la somme des informations émises par chacun des véhicules, les chercheurs ont ainsi pu obtenir une vue en temps réel du trafic.
Recueillir des données à partir des mobiles
"Pour des agences publiques de contrôle du trafic, s'appuyer sur le vaste réseau de téléphones mobiles présents sur la route permettrait de réduire les coûts liés aux importants investissements d'infrastructure engagés pour mesurer le trafic", indique Randell Iwasaki, responsable chez Caltrans, l'agence d'état responsable du transport en Californie. Le déploiement d'un tel système garantirait en outre une couverture du réseau routier plus étendue. Selon les chercheurs, la technologie utilisée pour ce test permet d'obtenir la position d'un véhicule à quelques mètres près, ainsi que d'en mesurer la vitesse avec une marge d'erreur d'environ cinq kilomètres heure. Si l'évaluation du système – plus particulièrement ses fonctions de collecte et d'agrégation d'informations – était en jeu lors de ce test, le rapport coût-efficacité de sa mise en œuvre était également l'objet de l'attention des organisateurs.
Protection des données privées
"Même si les téléphones sont capables d'envoyer leur vitesse et leur position toutes les trois secondes, un tel système de monitoring ne devrait pas nécessiter le transfert de quantités de données si importantes, induisant une forte consommation de bande passante", commente Alexandre Bayen, professeur à Berkeley. Par ailleurs, cette méthode soulève la question de la protection des données privées, sujet sur lequel les chercheurs se veulent rassurant. "Les utilisateurs auront la main sur le service. Ils pourront décider s'ils veulent que leur appareil transmette ou non son positionnement. En outre, les informations sont immédiatement dissociées du combiné pour être ensuite combinées au flux de données collectées", conclut Quinn Jacobson directeur du centre de recherche de Nokia. Ce type de tests devraient se poursuivre en vue d'une éventuelle application commerciale.
SFR fait du covoiturage sur mobile
Si une information fiable permet de mieux réguler le trafic routier, le covoiturage est un autre moyen de désengorger les voies de circulation. Et de réduire l'impact sur l'environnement. Un objectif que l'opérateur SFR a fait sien en s'alliant à Fondaterra dans le cadre du lancement de T.écovoiturage, un service de covoiturage proposé aux étudiants d'Île de France. Depuis leur mobile ou sur le site Internet prévu à cet effet, conducteurs et passagers peuvent renseigner le trajet qu'ils doivent réaliser pour rallier leur établissement et trouver le cas échéant une voiture ou un camarade à emmener.
Les clients SFR disposent pour leur part d'un service de géolocalisation leur permettant de ne pas avoir à saisir leur lieu de départ. Par téléphone, l'accès au site mobile de T.écovoiturage s'effectue via l'envoi préalable d'un SMS au 30130, numéro mis en place depuis mi-février. Cette offre de service étudiante est appelée à s'étendre à l'échelle nationale, indique l'opérateur.

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