Mobilité internationale : les entreprises high-tech revoient leur stratégie

Par 28 août 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Formation et réduction des coûts incitent un nombre croissant de sociétés spécialisées dans les nouvelles technologies à faire émigrer leurs salariés locaux vers les pays développés.

De plus en plus d'entreprises occidentales délocalisent dans des pays émergents pour bénéficier d'une main d'œuvre bon marché. Les transferts de compétences vers les pays du sud sont plus délicats lorsqu'il s'agit d'industries high-tech. Celles-ci préfèrent donc faire l'inverse. Les sociétés internationales spécialisées dans les hautes technologies déplacent en effet de plus en plus leurs employés des pays émergents vers les pays développés. Ce, non seulement pour leur permettre d'acquérir une meilleure connaissance de leur entreprise. Mais aussi dans une logique de réduction des dépenses. Une fois que les employés locaux ont approfondi leurs connaissances, leur coût reste cependant moindre comparé aux salariés des pays développés possédant des compétences équivalentes. D'où l'attrait d'une telle solution. Tel est l'un des enseignements d'une étude réalisée par GMAC Global Relocation Services sur les défis de mobilité internationale dans le secteur des nouvelles technologies.
Réduire le coût des missions à l'étranger
Selon les résultats de cette étude, la situation économique internationale continue d'exercer une pression sur les stratégies de mobilité des entreprises. Plus de deux tiers d'entre elles déclarent ainsi faire des efforts pour réduire le coût de leurs missions à l'étranger. C'est ainsi qu'environ 60 % des entreprises exigent de la part de leurs employés une justification détaillée de la mission qu'ils souhaitent effectuer à l'étranger. C'est à cette seule condition que leur délocalisation peut être financée. Malgré cette pression en matière de réduction des coûts, les entreprises hésitent toutefois à mettre en place des mesures trop draconiennes quant à la mobilité de leurs effectifs. Près de la moitié des entreprises déclarent qu'aucune analyse coût / bénéfice n'est requise comme pièce justificative.
Des systèmes de rémunération plus flexibles
Autre évolution significative quant à la mobilité dans le secteur high-tech : les entreprises remplacent de plus en plus les missions à court terme ou les mutations permanentes par des missions à long terme. Ceci permet aux sociétés d'offrir à leurs employés de meilleures opportunités de développement de carrière. De ce fait, on privilégie de plus en plus un système de rémunération flexible, avec options à la carte, par opposition aux anciens systèmes plus centralisés et standardisés. L'étude de GMAC Global Relocation Service a été réalisée auprès de cadres supérieurs mobiles travaillant dans des entreprises de technologie de pointe situées en Amérique du Nord et en Europe.

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