Quand le mobinaute active la géolocalisation en secouant son smartphone

Par 27 août 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

L'université Milton Keynes développe un système haptique permettant aux possesseurs d'ordiphone de modifier les paramètres de confidentialité de leur appareil en effectuant des mouvements verticaux et horizontaux.

Pour rendre au mobinaute le contrôle sur les paramètres de son smartphone, et en particulier sur tout ce qui concerne sa géolocalisation, il faut simplifier les processus d'autorisation et de verrouillage des données, affirment des chercheurs de l'université Milton Keynes, en Grande-Bretagne. Les scientifiques proposent ainsi un système haptique - c'est-à-dire utilisant le toucher - qui permet à l'utilisateur d'accepter l'envoi d'informations relatives à sa position géographique, et de moduler la précision de ces renseignements, le tout en secouant simplement son mobile. Le dispositif, baptisé "Privacy-Shake", utilise l'accéléromètre embarqué dans l'ordiphone pour déterminer le mouvement effectué par le possesseur du téléphone.
Un mouvement vertical pour autoriser la géolocalisation
Pour éviter de confondre la commande avec un simple geste brusque, l'utilisateur doit commencer par effectuer un mouvement dynamique et vertical, avec son appareil. Une vibration lui confirme alors que le système est activé. Dès lors, plusieurs actions sont possibles : un nouveau geste vertical autorise dans les paramètres du téléphone la géolocalisation de l'appareil ; un mouvement horizontal de la gauche vers la droite correspond à la commande inverse - il verrouille les données localisées. En éloignant ou rapprochant de son corps le smartphone, l'utilisateur peut enfin modifier l'échelle de la géolocalisation, et ainsi décider de transmettre des informations plus ou moins précises concernant sa position géographique.
Rendre les mouvements de commande plus discrets
La prise en compte de ces actions est validée par une nouvelle vibration, ainsi qu'un message audio. Un prototype du système a pour le moment été lancé sur Android. Les scientifiques ont testé leur système auprès d'un groupe de seize personnes, âgées de 23 à 45 ans, afin d'étudier la simplicité de l'utilisation. Douze personnes ont déclaré que la prise en main du dispositif était simple. Contre deux qui ont, à l'inverse, indiqué quelques difficultés. Et les chercheurs ont noté que des progrès devaient encore être accomplis pour rendre les mouvements de commande plus discrets.

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