La modélisation 3D relie un portrait à une vidéo

Par 09 décembre 2008

Un modèle en trois dimensions établi à partir d'une simple photographie facilite la recherche de similitudes avec un visage repéré dans un film. Ce, quelque soit la luminosité et l'angle de prise.

Pour améliorer les systèmes de reconnaissance faciale, deux chercheurs des universités de l'Arizona et du Michigan ont mis au point un système de vérification des visages en 3D capable d'identifier les similitudes entre une photographie et l'image vidéo d'une personne, ce malgré des différences de position, de lumière, de qualité ou de tenue vestimentaire. Une telle machine vise à automatiser et rendre plus performante la surveillance dans des lieux publics comme des aéroports. Le dispositif consiste en un scanner qui prend un cliché en trois dimensions du visage d'une personne. Un logiciel d'identification de la structure et des courbes d'une surface calcule ensuite le degré de similitude de certains points clés du visage comme le nez ou la distance entre les yeux.
Eprouver la capacité à reconnaître un visage en toute situation
Il mesure pour cela la surface d'alignement entre l'image de la personne recherchée et celle obtenue via le scanner. Un dernier modèle calcule la distance entre le sujet et l'objectif, afin de réévaluer éventuellement l'échelle. Selon ses concepteurs, le système accepte une différence d'angle de 30 degrés. Pour éprouver l'efficacité de leur solution, les chercheurs ont pris trois cents clichés de plus de cent visages, celui des volontaires étant incliné de manière différente à chaque prise. Plusieurs tests ont alors été effectués, notamment sur la capacité du système à reconnaître les visages, même en cas de modification de luminosité.
Des améliorations à apporter
Les premiers résultats sont plutôt encourageants. Selon les chercheurs, l'outil de mesure de la précision du système, baptisé EER (pour Equal Error Rate) affiche un taux d'erreur qui ne dépasse pas les 1,2 %. Cependant, avant toute généralisation du système, plusieurs points restent à améliorer. Le cycle de numérisation est encore trop lent : il faut en effet entre deux et cinq secondes pour prendre un cliché, ce qui rend impossible une utilisation dans un endroit public où un nombre important de personnes passent en permanence. Autre problème : le coût. Un seul appareil coûte aux alentours de 50 000 dollars.

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