Moi, monsieur, si j'avais un tel nez…

Par 19 septembre 2012
Mots-clés : nez électronique
Fleurs

Un nez électronique capable de détecter de petites quantités de substances nocives dans l'air a été mis au point.

Grâce aux recherches de Nosang Myung, professeur à l’Université de Californie, un "nez électronique" vient d’être mis au point. Celui-ci  localise les petites particules néfastes de l’atmosphère.

Le premier prototype de ce nez réalisé par la société Nano Engineered Applications se basera sur la propriété intellectuelle sous licence exclusive de l'Université de Californie et sera commercialisé d’ici un an. Actuellement l’entreprise se concentre sur l'écriture de logiciels liés à l'appareil déclare son président Steve Abbott. Ce dernier précise que le produit sera d'abord commercialisé sur le plan industriel, pour le suivi des éléments tels que les fuites de gaz et toxines, et les émissions. Pour la conceptrice Nosang Myung, ce prototype "montre clairement que la recherche que nous effectuons à l'université s’applique dans l'industrie". Aujourd’hui sa taille est de quatre pouces sur sept. L’objectif est qu’il atteigne la taille d’une carte de crédit. A cette taille, un capteur multi-canaux est capable de détecter jusqu'à huit toxines. Un tel dispositif à canal unique aurait la taille d'un ongle.

L'appareil est conçu pour être incorporé dans trois plates-formes de base: un dispositif qui tient dans la main, un appareil portable et un téléphone intelligent. L’appareil qui tient dans la main pour surveiller l’environnement et détecter un déversement d’essence. Un dispositif portatif pour surveiller la qualité de l’air dans le but d’étudier l’asthme chez les enfants. Et enfin sur le smartphone afin que les responsables de la sécurité publique détectent les agents potentiellement nocifs présents dans l'air.

En effet, le dispositif peut être utilisé dans de multiples domaines. Comme par exemple, l'agriculture (pour la détection des niveaux de pesticides), les sites industriels (pour la détection de fuites de gaz, et des émissions de combustion), pour la sécurité intérieure (pour les systèmes d'alerte pour le bioterrorisme) et les militaires (pour la détection d'agents de guerre chimique).

Cyrano n’est plus le seul à posséder un nez extraordinaire.

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