Dès le mois d'octobre, 20 % environ du capital de France Télécom sera

Par 08 septembre 1997

placé en Bourse. 20 % du capital sera placé sur le marché à destination des particuliers et des investisseurs institutionnels. "Dès qu'un partenariat industriel renforcé aura été mis en place" avec ...

placé en Bourse. 20 % du capital sera placé sur le marché à destination
des particuliers et des investisseurs institutionnels. "Dès qu'un
partenariat industriel renforcé aura été mis en place" avec Deutsche
Telekom, une deuxième part de 7,5 % sera réservée à l'opérateur allemand.
3 à
4 % du capital seront réservés aux salariés. Sur la base d'une
valorisation de 200 milliards
de F, l'Etat devrait voir rentrer dans ses caisses environ 40 milliards de
F. Afin de donner à l'entreprise de nouveaux moyens pour son
développement, une augmentation de capital sera proposée au marché en
1998. Dominique Strauss-Kahn a précisé "à l'issue de ces opérations et de
l'augmentation de capital, l'Etat continuera à détenir 66-63 % du capital
de l'opérateur". Le lancement de l'opération (réservation des actions) est
prévu pour le 22 septembre, l'offre de prix ferme de vente devrait
intervenir le 6 octobre et la cotation à Paris et New York le 20 octobre.
Le ministre a aussi annoncé la présentation "d'un ensemble de mesures de
restructuration de France Télécom". France Télécom va devoir "être leader
en matière d'emploi pour les jeunes" et donc embaucher davantage que les 6
000 jeunes prévus dans son plan d'embauche présenté en janvier dernier. Un
Réseau national de recherche en télécommunications (RNTR) sera créé "doté
de moyens et qui aura vocation à fédérer l'ensemble des laboratoires
(Cnet, Inria, CNRS, Universités ...) et qui sera piloté par un comité
national dans lequel l'Etat aura un rôle à jouer". De plus, Christian
Perret, secrétaire d'Etat à l'Industrie, a précisé que "l'entrée de la
France dans la société de l'information est essentielle et rend donc
nécessaire une meilleure adéquation du service public et du service
universel. Le champ du service universel devra être élargi à l'Internet et
aux nouveaux services multimédias. Nous allons demander que France Télécom
accèlère la mise en fonction de ces services à l'ensemble du territoire
afin de permettre son utilisation par les établissements d'enseignement".
Si Dominique Strass-Kahn a indiqué que le rôle de l'Etat, du Parlement et
de l'Autorité de régulation des télécommunications devait être clarifié,
il n'est pas pour l'instant question de modifier le champ de ses
compétences ni de fusionner cette autorité avec le Conseil supérieur de
l'audiovisuel (CSA).
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - Libération - 09/09/1997)

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