Le monde s'appropriera les technologies, pour le meilleur et pour le pire

Par 27 novembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Le National Intelligence Council fait son état des lieux des tendances qui façonneront nos sociétés dans quinze ans. Pour la high-tech, un constat : elles sont un levier d'innovation que les pays émergents doivent saisir.

Les technologies de l'information et de la communication renforcent la force de frappe des pays en train de se poser en tant que leaders. Ceux-ci sont souvent des régimes non démocratiques - Chine, États du Golfe, etc. - dont le système financier peut être qualifié de capitalisme d'Etat. Ils fonctionnent sous la coupe d'administrations très puissantes qui font depuis plusieurs années une large place aux technologies de pointe et au secteur des services. Ce qui leur permet d'avoir déjà les moyens économiques de déployer des initiatives concrètes sans chercher de capitaux étrangers. Et de continuer à s'imposer. C'est une des tendances repérées par le National Intelligence Council (NIC) dans son rapport Global Trends 2025. Un exercice auquel s'était déjà essayé le World Economic Forum qui s'intéressait à ce qu'allait devenir le monde en 2030. Le NIC, qui est un centre de réflexion stratégique au service du gouvernement américain, ne consacre pas de chapitres en tant que tels sur les défis posés par l'émergence et l'utilisation des nouvelles technologies.
High-Tech = innovation = croissance
Mais il en souligne cependant l'importance et le rôle dans un certain nombre de cas. Le rapport rappelle également le rôle prépondérant de la high-tech, considérée comme une opportunité de développement que les pays émergents doivent absolument saisir. "La relation entre science et technologies, et croissance économique est établie depuis longtemps, mais les moyens d'y parvenir ne sont pas toujours prévisibles", est-il ainsi souligné dans le rapport. Qui ajoute que la capacité d'un pays à transformer des concepts intellectuels en produits commercialisables est elle un moyen immédiat de vérifier la courbe de croissance. Neuf facteurs contribuent à la mise en place de ce modèle, appelé Système d'Innovation National, parmi lesquels les technologies de l'information, la disponibilité d'un capital humain et scientifique, d'infrastructures privées ou encore de cadres culturels qui encouragent la créativité.
Les pays émergents doivent miser sur l'informatique pervasive
Si certains de ces facteurs sont plus difficiles à mettre en œuvre, les pays en développement ne doivent pas attendre et doivent investir massivement dans les technologies, et plus particulièrement dans celles dites propres et celles émergentes (informatique pervasive, Internet des objets, etc.). "Une adoption précoce et significative de ces techniques fournira des avantages économiques considérables". Notamment parce qu'elles attirent aussi les entreprises étrangères. Dernier point, moins positif celui-là : les technologies de l'information et de la communication facilitent la création et la diffusion d'armes de plus en plus légères et précises et de moyens de communication perfectionnés (mobiles, GPS, Internet...) accessibles à tous. De telles avancées devraient favoriser la multiplication de conflits irréguliers sur les vingt prochaines années, en permettant à des forces armées non étatiques de s'organiser, de se coordonner et d'exécuter des opérations, même à distance.

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1 Commentaire

:)

D'une certaine manière... Le NIC n'as pas forcement intérêt a dire que les individus vont devenir sage et travailler ensemble à construire un monde meilleur.

Ne vous méprenez pas sur le sens de mon commentaire je ne remets en cause le rapport je rappelle la systémique, on modifie ce que l'on étudie ...

Quoi qu'il en soit le marché des armées privées semble de plus en plus préoccuper les journalistes et écrivains ou scénariste ...

Voir a ce titre la série : Jericho ;)

+++

Soumis par Arnaud VELTEN (non vérifié) - le 27 novembre 2008 à 19h03

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