Des morceaux de la banque en ligne Egg intéressent ING et Auchan

Par 06 octobre 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Septembre 2002 : la banque en ligne Egg annonce que tous les produits et services jusque-là proposés par le français Zebank passent sous sa coupe. Montant de l’opération : 36 millions d’euros...

Septembre 2002 : la banque en ligne Egg annonce que tous les produits et services jusque-là proposés par le français Zebank passent sous sa coupe. Montant de l’opération : 36 millions d’euros. Deux mois plus tard, Egg France lance une carte de paiement qui propose à ses détenteurs de leur reverser chaque année 1 % sur l’ensemble de leurs achats. Dès le mois d’avril 2003, Egg France accuse une perte de 23,9 millions d’euros de déficit pour le trimestre, alors que la branche britannique de la banque en ligne ne cesse de croître et affiche des résultats positifs. A partir de là, la genèse de la chute d’Egg France passera par des trimestres de plus en plus catastrophiques, puis par la fermeture pure et simple de l’établissement. Aujourd’hui après plusieurs mois de doute sur l’avenir d’Egg France, les choses se précisent. La Banque Accord, filiale du géant de la distribution Auchan, a proposé de reprendre les activités de crédit à la consommation d’Egg France et de reprendre 100 salariés. De son côté, l’établissement ING Direct France lorgne les activités d’épargne et de courtage en ligne et envisage de reprendre 40 personnes. Cela porte donc à plus de 300 (sur 450 salariés) le nombre de licenciements secs… De son côté, le comité d’entreprise d’Egg France a proposé à la direction de céder l’activité bancaire de la filiale, mais de conserver son métier de crédit à la consommation. La manœuvre permettrait de sauver 77 emplois et de recouvrer une rentabilité d’ici 4 ans, selon le CE. Pour l’instant, cette proposition interne ne semble pas convaincre la maison mère britannique d’Egg. Affaire à suivre ces prochaines semaines… (Atelier groupe BNP Paribas - 06/10/2004)

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