Motorola retombe dans le rouge.

Par 15 janvier 1999

Ayant engagé une profonde restructuration de ses activités, incluant notamment la suppression de 15 000 postes, soit 10 % de ses effectifs, l'américain Motorola vient de terminer une année diffici...

Ayant engagé une profonde restructuration de ses activités, incluant
notamment la suppression de 15 000 postes, soit 10 % de ses effectifs,
l'américain Motorola vient de terminer une année difficile.
Dépassant néanmoins les espérances des analystes, il a dégagé, sur les
trois derniers mois de l'exercice, un bénéfice net de 159 millions de
dollars (136 millions d'euros), soit 26 cents par action. Bien qu'il soit
meilleur que les 23 cents attendus par les analystes, ce chiffre est en
baisse de près de 50,4 % par rapport au 4ème trimestre de 1997.
Par rapport au précédent exercice, sur les trois derniers mois, le chiffre
d'affaires de 8,34 milliards de dollars a très légèrement progressé de 1 %.
Sur l'ensemble de l'année, Motorola accuse une perte nette de 1 milliard
de dollars (855 millions d'euros), contre un bénéfice net de 1,2 milliard
un an plus tôt. Le groupe aurait dégagé un bénéfice de 347 millions de
dollars sans les provisions.
Sur l'année, le chiffre d'affaires a légèrement régressé de 1 % (29,4
milliards de dollars, soit 25,1 milliards d'euros).

Motorola estime cependant que la part la plus difficile de son épreuve est
derrière lui, comme l'explique son PDG, Christophe Galwin, "nous avons
réagi de manière décisive en 1998 afin d'affronter les défis en matière de
performances et de résoudre les problèmes qui étaient sous notre
contrôle". Selon lui, les effets des restructurations ont déjà commencé à
porter leurs fruits "nous avons procédé à des changements significatifs et
nous sommes en avance sur le calendrier pour nombre de nos programmes
destinés à améliorer notre profitabilité".

La reprise en main de l'activité de téléphonie cellulaire devrait
contribuer au redressement attendu de Motorola. Après avoir perdu du
terrain ces dernières années sur le marché des terminaux et des
infrastructures cellulaires face à Ericsson et à Nokia, son entrée réussie
sur le terrain du numérique aux Etats-Unis a contribué à améliorer ses
positions.
Générant plus de 36 % de son chiffre d'affaires, sa division téléphonie
cellulaire a réalisé 3,9 milliards de dollars au dernier trimestre de
l'exercice, soit une progression de 7 %.
Pour regagner une partie du terrain, Motorola va accélérer ses
investissements sur ce secteur.
Dans le secteur des semi-conducteurs, en revanche, le groupe a vu ses
ventes chuter de 9 %. Après avoir réduit de 20 % le nombre de ses
références l'an passé, Motorola prévoit désormais de poursuivre le
dépoussiérage de son catalogue en stoppant de 50 % la production de ses
semi-conducteurs. Les investissements consentis dans ce secteur devraient
s'élever à 900 millions de dollars, moitié moins que l'an passé.
Les radiomessageries et les systèmes de communications hertziens
professionnels ont accusé respectivement un recul de 3 % et 27 % avec un
tassement en particulier sur le marché domestique de Motorola.
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 15/01/1999)

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