Mutualiser les antennes rend l'Internet par satellite accessible

Par 02 décembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le projet Unic propose un accès au Web par satellite peu onéreux. Ce, grâce à la mise en place de passerelles communes. L'accès individuel se fera par WiMax.

Il existe encore en Europe de nombreuses zones rurales où les habitants ne disposent que de connexions Web extrêmement lentes ou de services mobiles erratiques. D'où l'idée de se servir de satellites pour fournir un accès convenable à Internet à ces populations qui ne disposent ni du câble ni de l'ADSL. Jusqu'à présent, les solutions envisagées étaient souvent trop onéreuses. Les chercheurs du projet Unic sont sur le point de régler ce problème. Plutôt que d'installer une antenne satellite pour chaque connexion Internet, ils proposent de mutualiser les antennes. Autrement dit, il suffira d'installer un seul émetteur / récepteur par village ou zone rurale. Les particuliers pourront quant à eux se connecter à cette unique passerelle par câble ou système sans fil, comme le WiMax. Les économies réalisées permettront d'installer des antennes dédiées à des foyers situés dans des zones trop isolées pour être reliées aux passerelles.
Passerelle commune et Wimax
"Plutôt que de réinventer la roue, nous avons préféré nous servir de technologies existantes pour réduire la fracture numérique", déclare Marco Luise, un chercheur à l'université de Pise en charge du projet. "D'après nos calculs, le coût mensuel d'un tel dispositif par utilisateur serait supérieur de 50 à 100 % à une connexion ADSL dans une ville. Cela semble encore beaucoup mais c'est en réalité un prix raisonnable s'il n'y a pas d'autres alternatives". Le taux moyen de transfert de données via satellite se situant entre un et deux mégabytes par seconde, il reste très inférieur à celui permis par l'ADSL. Marco Luise estime cependant qu'une telle vitesse demeure acceptable pour la plupart des utilisateurs. D'autant plus que le système Unic se sert d'une technologie intitulée ACM pour "Adaptive Coding and Modulation".
"Adaptive Coding and Modulation"
Laquelle permet de rendre certaines connexions prioritaires en fonction de l'activité de leurs utilisateurs. Une personne qui fait de la video conférence ou de la VoIP aura par exemple la priorité par rapport à un autre Internaute qui ne fait que surfer sur le Web. "De la sorte, nous pensons être à même d'assurer une qualité de service haut débit qui manquait à certaines tentatives d'implémentation du Web par satellite". Des tests concluants ont été réalisés dans différentes régions d'Europe. Pour que le système voit le jour, il faut encore espérer que les autorités prennent en charge une partie de son coût d'implémentation. Ce, une fois de plus, afin de s'assurer que le tarif utilisateur soit raisonnable.

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1 Commentaire

Je ne vois pas bien où est la nouveauté ici. Si je comprends bien il s'agit simplement d'utiliser le satellite pour faire la collecte et un RLAN pour faire la desserte. Ca se fait déjà avec du Wi-Fi depuis longtemps (exemple : le pack "Surf Wi-Fi" que France Télécom proposait à une certaine époque pour les communes en zones blanches).

Quand à la priorisation des flux de VoIP par rapport aux autres types de données, certes cela devrait permettre de réduire la latence, mais pas au point d'éliminer complètement le délai puisque celui-ci est du au temps de parcours des données dans l'espace (temps nécessaire pour un aller-retour jusqu'au satellite, soit 2x36000km, soit environ 420ms).

Soumis par Stéfan Le Dû (non vérifié) - le 10 décembre 2008 à 11h27

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