Myriam Hernandez cherche à imposer le One Number en France.

Par 28 mars 1999

Constamment en déplacements en Europe et surtout aux Etats-Unis, Myriam Hernandez assiste à l'explosion d'Internet, des systèmes de "call back", des messageries vocales sophistiquées ainsi que du ...

Constamment en déplacements en Europe et surtout aux Etats-Unis, Myriam
Hernandez assiste à l'explosion d'Internet, des systèmes de "call back",
des messageries vocales sophistiquées ainsi que du One Number (numéro
d'appel unique). Consciente du potentiel énorme du système (le marché
représenté par les différentes catégories d'actifs intéressés est estimé à
5 millions de personnes aux Etats-Unis et 1 million en France), Myriam
Hernandez, décide de créer en France en 1996 CyberOffice.
CyberOffice, première société en France à offrir un service de numéro
unique personnel, associé à une interface de gestion des communications
par Internet, Net Dialer, propose "des passerelles évoluées entre
téléphonie et Internet".
Sur son central téléphonique, la société enregistre un trafic mensuel de 7
à 8 millions de minutes de télécommunications, en croissance de plus de 30
% par mois.
Tous les "nomades" dans leur ensemble sont intéressés par le One Number
"nous avons l'ambition d'être le leader en Europe dès 1999 sur cette niche
en offrant une palette complète de services de communications avec des
connexions Internet. Sans avoir la prétention d'être un opérateur global,
nous voulons automatiser toutes les tâches dans le domaine des
télécommunications".

CyberOffice mise également sur l'explosion du standard virtuel. Sur le
principe d'un abonnement, la société met à la disposition de ses clients
un numéro de téléphone, véritable central de télécommunications, lui-même
point d'entrée dans le central des télécommunications de CyberOffice à La
Défense, avec tous les services associés : appels nationaux et
internationaux à tarif réduit, transferts d'appels, messageries vocales,
conférences téléphoniques jusqu'à dix personnes.
Non seulement aucun appel entrant n'est jamais laissé sans réponse, mais
surtout le client ne paie que le service rendu (abonnement plus
facturation téléphonique).

Le chiffre d'affaires de la société est passé de 7 millions de F en 1997 à
130 millions environ l'année dernière. La société tourne aujourd'hui à un
rythme mensuel de 14 millions de F de chiffre d'affaires. Toutefois, 80 %
du chiffre d'affaires est constitué aujourd'hui par la vente de cartes
prépayées ou publicitaires et par l'alimentation de call shops à
l'étranger. 20 % des ventes (services One Number, standard virtuel et
Direct call) seulement sont réalisés par la clientèle d'entreprises.
Pour l'instant, le One Number n'a séduit en France que 1 000 personnes.
(Le Figaro Economie - 29/03/1999)

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