Deux nano-satellites ont été lancés le 7 juillet.

Par 24 septembre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Au nord de la Scandinavie, quelque part dans la mer de Barents, un missile tactique SS-23 a été tiré d’un sous-marin russe le 7 juillet, transportant deux nano-satellites destinés à la télécommunica...

Au nord de la Scandinavie, quelque part dans la mer de Barents, un missile
tactique SS-23 a été tiré d’un sous-marin russe le 7 juillet, transportant
deux nano-satellites destinés à la télécommunication mobile.
Tubsat-N et N1, conçus par l’Université technique de Berlin (TUB), ont été
réalisés et lancés grâce au financement de l’agence spatiale allemande qui
a déboursé en tout 700 000 dollars (100 000 dollars pour chaque satellite,
500 000 dollars pour le lancement).
Ces deux satellites sont bien différents du traditionnel engin spatial.
Ces deux boîtes carrées de 32 cm de côté mesure l’une 10,4 cm de haut, la
seconde 3,4 cm seulement.
Bâtis sur une architecture simple, ces nains de l’espace sont la “suite
logique” de la tendance actuelle à la miniaturisation. Tubsat-N (8,5
kilos) dispose de quatre canaux de communication indépendants pouvant
rendre service à des petits groupes d’utilisateurs bien ciblés travaillant
là où le fil ne va pas, comme les missions scientifiques polaires, les
expériences de suivi de bouées dérivantes et d’animaux sauvages équipés
d’émetteur ou encore la localisation de voitures volées.
Rubert Schulte, ingénieur à la TUB assure “la commercialisation
commencera cet hiver. Nous pourrons vendre le kilo-octet transmis environ
1 écu (6,60 F). L’émetteur-récepteur de l’utilisateur fait deux fois la
taille d’un paquet de cigarettes et coûtera entre 1 000 et 1 200 écus (6
600 à 8 000 F)”.
Ces deux satellites ne peuvent pas évidemment couvrir à chaque moment
l’ensemble de la surface du globe. Aussi, s’il trouve les fonds
nécessaires, Robert Schulte envisage de créer une mini-constellation de
huit ou dix engins. Le délai de transmission des données serait alors
compris entre zéro et quatre heures au maximum.
(Le Monde - 24/09/1998)

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