Les navigateurs gèrent encore mal les applications web dynamiques

Par 05 février 2008
Mots-clés : Smart city

Développés dans les années 90, les navigateurs s'adaptent avec difficulté au web interactif. Une situation à régler à l'heure où ces systèmes deviennent les plates-formes applicatives de référence.

Les navigateurs web doivent prendre en charge en charge les applications 2.0, permettant l'interaction et la manipulation directe des données. Selon Sun Microsystems, cela nécessite d'enrichir les butineurs traditionnels de fonctions évolutives. Autres obligations pour y arriver : mettre en place de modèles de sécurité plus adaptés, et standardiser les techniques employées. La collaboration entre éditeurs doit également faire partie des priorités. Elle permettra de développer plus rapidement des interfaces de programmation 3D, audio ou vidéo, rares aujourd'hui encore. Telles sont les conclusions d'un rapport publié par le laboratoire de R&D du constructeur. Celui-ci est parti du constat que les applications logicielles sortent de leurs habituels environnements de développement pour se focaliser sur Internet. Faisant des navigateurs les principales plates-formes d'applications web au détriment des supports traditionnels (systèmes d'exploitation, architectures CPU, etc.).
Une navigation propre au web 1.0
Restait à connaître les limites des navigateurs pour le développement d'applications dématérialisées. Pour ce test de stress, les ingénieurs de Sun ont utilisé Lively Kernel, un environnement de programmation d'applications hautement interactives sur plusieurs navigateurs. Plusieurs de ces derniers ont été mis au banc d'essai, parmi lesquels Firefox 2.0 et 3.0, Safari 3.0 et le navigateur open source Google Gears. Côté praticité et interaction utilisateur, les limites sont vite perceptibles : les navigateurs s'adaptent mal au web interactif. Ainsi, la sémantique employée par un grand nombre des contenus ne s'adapte pas aux applications. Exemple : les boutons de navigation sont incompatibles avec des pages dans lesquelles seule une partie des données se rafraîchit (Ajax) ou avec des pages embarquant des mashups.
Le bac à sable est trop sécurisé
D'autres limitations, causées en grande partie par le peu d'évolutivité des navigateurs, se retrouvent au niveau de la sécurité et des problématiques réseau. La politique SOP empêche ainsi un document ou un script d'accéder aux ressources d'un autre domaine. Autre problème : l'impossibilité d'accéder aux ressources locales pour faire fonctionner une application web hors ligne. Ce, en raison des systèmes de sécurité intégrés aux sandbox (bacs à sable), les zones permettant de faire tester les programmes sans risque pour le système d'information. D'autres problèmes rappellent le peu d'évolutivité des navigateurs : absence d'interopérabilité entre navigateurs commerciaux, manque de standards. Chaque éditeur veut en effet garder la main sur ses technologies. Autant de freins à l'aspect profondément mouvant et participatif du web.

Et dans notre espace Chroniques :

Il est temps d'en finir avec le PC ! (21/01/2008)

L'Atelier groupe BNP Paribas

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas