NEC supprime 15 000 emplois.

Par 22 février 1999
Mots-clés : Smart city

Comme prévu (voir la revue de presse du 18/02), NEC vient de confirmer d'importantes pertes et d'annoncer la suppression de 15 000 emplois dont 9 000 au Japon, ainsi que la cession de certaines ac...

Comme prévu (voir la revue de presse du 18/02), NEC vient de confirmer
d'importantes pertes et d'annoncer la suppression de 15 000 emplois dont 9
000 au Japon, ainsi que la cession de certaines activités non rentables
"même parmi celles faisant partie des métiers de base du groupe".
Chargé jusqu'ici de l'intégration des systèmes, Koji Nishigaki devient
président du groupe, en remplacement de Hisashi Kaneko, démissionnaire.
10 % des effectifs seront supprimés en trois ans. 6 000 emplois sur les 9
000 concernés au Japon, seront supprimés par des départs anticipés à la
retraite et le gel des embauches dans toutes les sociétés du groupe, sauf
certaines spécialisées dans les logiciels.
Découlant de la fermeture d'activités déficitaires, les 3 000 autres
devraient prendre la forme de licenciements, ce qui est inhabituel dans
l'Archipel.
Par rapport à ses concurrents, NEC a pris du retard dans la remise en
ordre de ses activités.
Son nouveau président a reconnu que le groupe s'était un peu endormi ces
dernières années sur ses bons résultats, retardant ainsi certains choix
stratégiques "nous avons connu une époque de profits faciles. Aujourd'hui,
nous devons commencer à regarder chaque activité une par une et voir si
elle dégage un bénéfice".
Tout en évoquant la hausse du yen, la baisse des ventes d'équipements de
télécommunications à l'étranger, d'équipements pour les réseaux
informatiques au Japon et la réduction des ventes de certains
semi-conducteurs, à l'exception des mémoires, le groupe reconnaît que le
principal foyer de pertes provient de Packard Bell.
NEC a donc décidé de se concentrer sur l'intégration de systèmes
informatiques et les activités qui y sont directement liées (équipements
de communication, information, PC et composants électroniques). Pour le
reste, selon un communiqué "des mesures de restructuration seront engagées
dans les métiers offrant des perspectives de profit insuffisantes à long
terme, même s'il s'agit d'activités faisant partie des métiers de base.
Ces activités pourront être scindées, vendues ou poursuivies avec des
partenaires extérieurs".
L'endettement de NEC atteint aujourd'hui 187 % des fonds propres.
L'objectif est de ramener en trois ans ce ratio à 150 %. Dans trois ans,
NEC vise un résultat courant imposable de 300 milliards de yens (2,24
milliards d'euros), représentant 5 % du chiffre d'affaires projeté (6 000
milliards de yens).
(Le Figaro - Libération - 20-21/02 - Les Echos - La Tribune - 22/02/1999)

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