Nec teste ses femtocellules avec les opérateurs européens

Par 06 février 2008
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le constructeur annonce la mise à disposition de ses technologies femtocell 3G auprès des opérateurs européens dans une optique d'expérimentation. Plusieurs accords auraient déjà été conclus.

Si les femtocellules ne sont pas encore commercialisées sur le Vieux Continent, elles sont plus que jamais au banc d’essai. Dernier constructeur en date à annoncer la mise à disposition auprès des opérateurs de ces stations 3G fonctionnant sur IP, Nec ne veut pas jouer les figurants sur ce marché en devenir. Il annonce avoir déjà signé des accords pour l’expérimentation prochaine de sa technologie avec six acteurs européens des télécommunications. Le groupe a par ailleurs décidé de faire de Nec Europe son "centre de compétence" pour le développement de sa stratégie sur le marché global des femtocellules.  
Les femtocellules à l'épreuve
"La bataille qui consiste à entretenir des relations cohérentes et profitables avec les souscripteurs bat son plein au moment où les opérateurs font face à une concurrence provenant de nouveaux entrants sur le marché. L’entreprise qui saura fournir les services de communication que les consommateurs réclament et pour lesquels ils sont prêts à payer restera visible et pertinente", déclare Yoichi Watanabe vice-président senior chez Nec. Selon Nec, des tests précédemment réalisés auraient démontré la compatibilité de ses relais locaux femtocellules avec les macro-réseaux cellulaires. Sur la base de ces résultats, le groupe annonce son intention de débuter des essais "chez l’utilisateur" dès le second trimestre. 
Haut potentiel en Europe     
Le bon fonctionnement des femtocellules ne va pas de soi au vu des risques potentiels d’interférence entre les deux réseaux évoqués. Et quand bien même il existe des obstacles techniques mais aussi réglementaires au déploiement de ces relais 3G personnels, certains observateurs avancent des pronostiques très optimistes. Ainsi, ABI Research prédit un "lancement général mi 2008" pour un marché européen des femtocellules qui devrait être porté à 16 millions d’unités dès 2012 pour une valeur d’environ 4 milliards de dollars. Des chiffres qui feraient de l’Europe le premier débouché pour cette technologie dans un marché mondial que le cabinet estime à 36 millions d’unités totales pour cette même année.       
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