NetZero aux Etats-Unis compte déjà 1 million d'abonnés.

Par 10 juin 1999

Avec déjà plus de un million d'abonnés moins de huit mois après son lancement, NetZero est en passe de gagner son pari : devenir l'un des plus gros fournisseurs d'accès Internet aux Etats-Unis. Au...

Avec déjà plus de un million d'abonnés moins de huit mois après son
lancement, NetZero est en passe de gagner son pari : devenir l'un des plus
gros fournisseurs d'accès Internet aux Etats-Unis. Au rythme actuel de sa
progression, cette start-up de Los Angeles devrait compter plusieurs
millions d'abonnés au milieu de l'année prochaine.
Fournissant un accès gratuit au web à ses abonnés, NetZero se rémunère sur
une partie des revenus publicitaires. L'internaute doit répondre à une
quinzaine de questions précises dès qu'il décide de s'abonner. Ces
réponses déterminent un premier profil du consommateur, nécessaire pour
lui envoyer des publicités adaptées à ces goûts supposés.
L'internaute n'a pas le choix de son logiciel de navigation du Net. Il
doit télécharger gratuitement le programme maison, à travers lequel il
pourra se connecter à Internet, mais qui l'oblige à visualiser en
permanence une bannière d'environ 2,5 x 9 cm. Bien qu'il puisse la
déplacer, il ne peut ni la fermer, ni même modifier sa surface.
Une analyse permanente de ses visites sur le web permettra ensuite
d'affiner le profil de chacun, afin de rendre ces publicités encore plus
importantes.
NetZero est en fait le seul service permettant d'afficher des publicités
réellement individualisées, envoyées le cas échéant à un seul abonné. Le
numéro de téléphone et le code postal de l'internaute permettent de savoir
avec précision où habitent les abonnés, information servant notamment à
proposer des publicités pour des annonceurs "locaux".
Assurant avoir doublé ses prévisions de recettes publicitaires avec des
annonceurs comme Disney, Macy's ou Amazon.com, NetZero indique ne pas
pouvoir accueillir pour l'instant davantage d'annonceurs.
Prévoyant de s'introduire au Nasdaq avant la fin de l'année, la société
pense déjà à l'étape suivante : la grande vitesse. Espérant proposer dès
l'année prochaine des liaisons téléphoniques numérisées à la norme ADSL,
son PDG, Ronald Burr, assure "Elle est notre avenir. Cela ne sera peut
être pas entièrement gratuit, mais nous proposerons le service à nos
abonnés à la moitié du prix actuel".
Aux Etats-Unis o* plus de 4 000 ISP se concurrencent, le prix mensuel de
l'ADSL peut, selon les vitesses et les options offertes, commencer à 50
dollars et atteindre 200 dollars.
(Les Echos - 11/06/1999)

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