Neuf Cegetel : ambitions de la nouvelle entité, craintes des syndicats...

Par 13 mai 2005
Mots-clés : Digital Working

La nouvelle entité Neuf Cegetel, née du rapprochement de Neuf Telecom et de Cegetel affirme dans un communiqué de presse son ambition de devenir le numéro un des opérateurs alternatifs sur...

La nouvelle entité Neuf Cegetel, née du rapprochement de Neuf Telecom et de Cegetel affirme dans un communiqué de presse son ambition de devenir le numéro un des opérateurs alternatifs sur l'ensemble des marchés du fixe. Le groupe souhaite également, à l'horizon 2007, passer leader du marché grand public avec plus de 4 millions de clients dont 2 millions de clients ADSL en propre, leader du marché des entreprises avec plus de 20 % de parts de marché et enfin leader du marché de la vente en gros aux autres opérateurs et FAI."L'ensemble des activités représenterait plus de 3,3 milliards d’euros en 2007, se répartissant de manière équilibrée entre les trois activités". Le nouvel acteur devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 2,8 milliards d’euros en 2005 et entend dégager un ratio d'Ebitda sur chiffre d'affaires de 20 % en 2007. Les modalités du rapprochementLe quotidien Les Echos, citant Standard & Poor's, affirme dans ses colonnes ce matin que la SNCF aurait vendu ses parts détenues dans Cegetel à SFR Cegetel pour 400 millions d'euros. Suite à ce rachat, les accords pré-existants prévoient que SFR apporte à Neuf Telecom 100 % du capital de Cegetel SAS et reçoive en échange 28 % du capital de Neuf Cegetel ainsi qu’une contrepartie sous forme d'obligations émises par Neuf Cegetel. Les deux actionnaires de référence du nouveau groupe, SFR et Louis Dreyfus, seront donc à égalité avec une participation de 28 % chacun. Le solde, de 44 %, étant détenu par les actionnaires actuels de Neuf Telecom.La réaction des syndicatsRéagissant avec vigueur à l'annonce du rapprochement entre les deux opérateurs, les syndicats se disent particulièrement inquiets des destructions d'emplois que l'opération impliquera. La CGT, notamment, s'est dit craindre qu'un tel "mariage capitalistique de cette importance" ne se solde par de massives destructions d'emplois. De son côté, la CFDT chiffre à plusieurs centaines le nombre d'emplois menacés par le rapprochement. Le syndicat a d'ores et déjà demandé l'ouverture de négociations avec la direction. (Atelier groupe BNP Paribas - 13/05/2005)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas