New York affiche l'efficacité de sa transition numérique

Par 03 octobre 2013
NY digital City

La capitale économique américaine montre sa réactivité devant l'explosion des secteurs de la technologie et de l'information.

New-York se trouve dans une position particulière. Ville la plus riche au monde, capitale économique de l'Etat le plus riche du monde, leader aussi bien sur le marché économique, que sur le marché financier, carrefour de l'innovation mondiale et centre d'impulsion culturelle incontournable. Cependant c'est bien cette position particulière qui a mis la Cité dans une postion de grande faiblesse. Aussi impliquée est elle dans l'économie américaine et mondiale, elle est d'autant plus exposée aux difficultés économiques que traversent les pays du Nord. Le rapport que présente la ville montre et démontre comment de point de départ de la crise financière, New York a réussi, grâce à des politiques publiques réactives, à sauvegarder son rang. Les chiffres avancés nous permettent même d'aller plus loin, et montrent s'il en était encore nécessaire l'importance cruciale de la transition numérique et d'un accompagnement attentif par les autorités publiques.

Une croissance inégalée de l'emploi

Depuis 2007, la capitale économique américaine a enregistré une croissance nette en termes de valeur tout comme en termes d'emplois. Au moment où les Etats-Unis étaient touchés de plein fouet par la rétraction économique, New York a vu sa part dans l'emploi américain global atteindre plus de 3%, soit aussi bien qu'en 1992. Si les secteurs technologiques et de l'information ont enregistré une augmentation de plus de 11%, c'est l'effet multiplicateur de ces outils de productivité qui, selon le rapport, sont responsables de cette hausse. Ces secteurs cependant ne représentent pas à eux seuls une masse d'emploi très importante, mais les gains économiques, évalués à 30 milliards de dollars en termes de rémunérations, ont permis un impact nettement plus étendu auprès des autres secteurs du marché. Ainsi, depuis 2007 toujours, 1/3 des nouveaux emplois créés dans le secteur privé sont reliés à ces deux secteurs particuliers. Ces secteurs représentent désormais la 2e économie la plus importante au sein de la Grosse Pomme, juste derrière les différentes activités financières. Mais là où celles-ci ont perdu près de 14 milliards de dollars depuis 2007, technologie et information enregistrent un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars en termes de rémunérations.

Sillicon Alley

Le terme apparaît dans les années 1990 sous la forme d'un ironique commentaire devant le développement fragile et réduit du secteur technologique. Là où la Silicon Valley s'appuyait sur une surface entièrement dédiée à la recherche et l'innovation, l'implantation du secteur au sein de la ville semble, de par la multiplicité et le dynamisme des secteurs présents, devoir se réduire à une intégration dans les strucures existantes. Cette prédiction est maintenant reconnue comme incomplète : grâce à des politiques publiques proactives, non seulement technologie et informations se sont imposés, mais, et c'est l'avantage compétitif que le rapport avance, ont fusionné dans un secteur tech/info. C'est justement la situation de leadership que détient New York dans les autres secteurs de l'économie qui a permis au secteur tech/info non pas seulement une réussite intrasectorielle, mais bien, extrasectorielle. En l'occurrence, le gain d'efficacité dans le traitement de l'information, la réactivité et le rapport au client ont permis une augmentation nette de l'emploi, tous secteurs confondus lorsque la moyenne nationale se réduisait. Plus encore qu'économique, le rapport met en avant la capacité intégrative forte de ce secteur, mettant en lumière une augmentation de plus de 20% des Hispaniques et Noirs dans les emplois liés à l'informatique, contre seulement 5% pour les Blancs.

 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas