Nigéria : les couacs de la téléphonie mobile

Par 12 septembre 2003
Mots-clés : Digital Working

Cela ressemblait à un rêve. En août 2001, quand ont été développés les premiers réseaux privés de téléphonie mobile, les 126 millions de Nigérians pensaient qu’enfin ils allaient pouvoir se ...

Cela ressemblait à un rêve. En août 2001, quand ont été développés les premiers réseaux privés de téléphonie mobile, les 126 millions de Nigérians pensaient qu’enfin ils allaient pouvoir se passer des 500 000 lignes fixes en mauvaise état. Aujourd’hui, les consommateurs menacent de boycotter les opérateurs privés, se plaignant des coûts élevés des appels et de la mauvaise qualité des lignes.

Le président Olusegun Obasanjo a transmis aux principaux opérateurs du pays, à savoir Econet, MTN et Nitel, la compagnie d’état, les récriminations de son peuple à propos de leur tarif. Mais ces entreprises ne semblent pas prêtes à obéir aux demandes du premier homme du pays, et se sont même permis d’ignorer une demande d’audition formulée par une commission parlementaire.

Un appel téléphonique sur le réseau MTN vers un appareil de la même compagnie coûte 50 nairas (30 cents américains), soit l’équivalent d’un journal ou d’une boisson. Les opérateurs défendent leur politique tarifaire en avançant les coûts élevés d’activité au Nigéria, l’infrastructure décrépite, les fonctionnaires corrompus ou les fréquentes coupures d’électricité. Ils assurent qu’une fois les coûts d’installation remboursés et les conflits sur l’interconnexion entre compagnies résolus, les prix vont baisser. Peu de Nigérians arrivent à les croire…

(Atelier groupe BNP Paribas – 12/09/2003)

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