Nimbus "réinternalise" l'informatique dans les nuages

Par 15 avril 2009
Mots-clés : Smart city

Les entreprises pourront enfin déployer en interne une infrastructure de cloud computing comparable à celles qui sont commercialisées par Amazon ou Google.

Pour effectuer des calculs à large échelle, les universités et entreprises ont souvent recours à des solutions d'informatique en réseau, à des supercalculateurs, ou encore à des plates-formes de cloud computing comme l'EC2 d'Amazon. L'Argonne National Laboratory veut ouvrir ces ressources de calcul dans les nuages au plus grand nombre : elle a mis au point une infrastructure dans laquelle les utilisateurs déploieront des machines virtuelles similaires aux solutions de cloud computing proposées par Amazon. Grand avantage du système, baptisé Nimbus : il est en open source. Cela le distingue de manière notable des autres offres de clusters virtuels, explique à L'Atelier Guillaume Plouin, directeur programme innovation chez SQLI .
Possibilité de greffer le système sur Amazon
" Ce système répond à un fantasme des grandes entreprises : internaliser leurs infrastructures de cloud computing ". Autre avantage : l'équipe de recherche a adapté Nimbus pour qu'il soit interopérable en termes de protocole avec EC2 afin de permettre aux utilisateurs de déplacer leurs machines virtuelles entre leur poste et Amazon. Résultat, " Nimbus offre la possibilité d'avoir une grille interne qu'on peut pousser sur Amazon en cas de surcharge occasionnell e", poursuit le consultant. C'est-à-dire que pour réaliser des calculs qui dépassent les capacités de ce système virtuel, il est possible de le relier à la plate-forme EC2 Le système a été utilisé par le Brookhaven National Laboratory pour son programme d'expérimentation de physique nucléaire, Star.
Le grid en danger ?
Le but était de réaliser des simulations à un moment où les autres ressources n'étaient pas disponibles. Le système a été capable d'exécuter les programmes d'un cluster de cent machines en quelques minutes. Selon ses concepteurs, il faut parfois attendre des mois avant d'obtenir la disponibilité de ces ressources en passant par des solutions de grid. Ce, si les machines utilisées ne font pas partie du programme d'expérimentation nucléaire. Pour Guillaume Plouin, ces conclusions ne signent cependant pas la fin de l'informatique en réseau. " Une telle offre ne remplace pas les systèmes de grid computing. Mais il y a de fortes chances qu'elle mette en danger les offres trop onéreuses ".

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