Nos ordinateurs deviennent les serveurs de l'informatique dans les nuages

Par 05 mars 2009 2 commentaires
Mots-clés : Smart city, Europe

Exit les centres de données propriétaires ! Les ordinateurs personnels virtualisés feront office d'infrastructure pour le développement et la présentation d'applications à la demande.

Salesforce.com, IBM et autres spécialistes de l'informatique dans les nuages (Cloud Computing) font leur fortune sur l'hébergement d'applications conçues pour des navigateurs web. Cette opulence risque d'avoir une fin. Des chercheurs anglais (*) ont conçus un système qui transforme l'ensemble des ordinateurs connectés au réseau en un gigantesque centre de calcul virtuel. C'est ce centre qui pourrait héberger dans le futur les services à la demande. Pour cela, ils ont posés les concepts nécessaires comme rendre les ordinateurs capables de consommer, produire et coordonner les données éparpillées dans l'ensemble de ces applications web.
Un fonctionnement Peer-to-Peer
L'équipe de recherche a développé un système qui utilise le partage des ressources informatiques (mémoire, bande passante, ressources des processeurs) non utilisées de nos ordinateurs. Toute cette puissance va être isolée pour le transformer en serveur de pair à pair (Peer-to-Peer). Chaque ordinateur devient un nœud d'un centre de données virtuel géant. Cette infrastructure mise en place autorise aussi bien la mise en place de modèles SaaS (software as a service) ou PaaS (plateforme as a service).
Une organisation qui favorise la création et la diversité
Pour mémoire, dans le premier modèle les utilisateurs payent pour l'utilisation d'un logiciel hébergé par un tiers. Dans le deuxième, il utilise une plateforme pour développer et diffuser des services. Résultat, les applications ou infrastructures à la demande ne sont plus dépendantes d'une seule entité, et les coûts des prestations de services diminuent. D'après les auteurs, ce modèle devrait inciter les fournisseurs des services nuages à innover et diversifier leur offre. Ils rappellent quand même que le développement d'une telle communauté posera des problèmes de sécurité.
(*) London School of Economics and Communication et la Faculté de l'Ingénierie et des Sciences Physiques de Surrey

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2 Commentaires

Intéressant, je pensais que les programmes de recherches universitaires pratiquaient cela depuis une dizaine d'années déjà...

Soumis par Matthieu Catillon (non vérifié) - le 05 mars 2009 à 19h53

D'ici peu, un politique trouvera sans doute intéressant d'instituer un impôt payable en temps machine, au nom de l'intérêt de la collectivité.

Soumis par Billey (non vérifié) - le 06 mars 2009 à 06h54

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