Le "notworking" n'est pas incompatible avec le travail

Par 09 septembre 2008 2 commentaires
Mots-clés : Smart city, Europe

Surfer sur les réseaux sociaux pendant notre temps de travail agace les employeurs. Ces derniers n'hésitent pas à interdire l'accès à ce type de site. Ce qui n'est pas forcément la solution la plus judicieuse.

Le temps passé sur les réseaux sociaux empiète sur le temps de travail des employés. Mais les employeurs acceptent avec plus ou moins de bonne volonté que leurs salariés surfent sur ces sites durant leurs heures de bureau. Une tolérance qui dépend des pays, selon une étude menée à ce sujet par 3 mobile. Les employeurs britanniques se révèlent en effet être les plus sévères en Europe pour ce qui est d'accepter les pratiques de "Social Notworking". Une nouvelle expression qui décrit la génération qui navigue sur ces sites web au travail. Cette pratique connaît une croissance exponentielle partout sur le Vieux Continent, sauf peut-être au Royaume-Uni. Ainsi plus d'un tiers des entreprises britanniques imposent déjà des restrictions sur l'accès des sites tels que MySpace, Facebook ou LinkedIn. Par ailleurs, 15 % des sociétés du Royaume-Uni voient ces sites d'un mauvais œil, mais n'ont pas pour l'instant vu la nécessité d'appliquer des politiques restrictives.
Interdiction versus motivation et self-management
"Au sein des entreprises britanniques, différentes réactions ont été adoptées, allant de l'interdiction totale, à une politique de "self-management"", confirme auprès de L'Atelier Gavin Alexander, bloggeur, éditeur du site Social Notworking. Le social notworking est-il vraiment dangereux pour l'entreprise et son bon fonctionnement ? David Bolchover, auteur de "The living dead", pense en tout cas que toute tentative d'interdiction d'accès aux réseaux sociaux est inutile.  "Dans une grande entreprise il est relativement facile de cacher le fait que vous ne travaillez pas", explique t-il. "Si vous interdisez l'accès aux sites de networking, les employés qui veulent prendre une pause trouveront facilement un autre moyen". L'auteur est suivi par Gavin Alexander, qui assure qu'aujourd'hui, pour les employés, la productivité n'a plus rien à voir avec le nombre d'heures passées au travail, mais découle plutôt de la motivation et de la créativité que l'on investit dans son activité.
Instaurer une confiance réciproque
"Il va de soi que cette motivation s'effondrera si l'employé est traité comme un vilain écolier". L'interdiction ne serait donc pas une bonne idée. "Il s'agit d'une confiance réciproque à instaurer entre l'employeur et l'employé. Ce dernier doit avoir des plages horaires où il peut décompresser, vaquer à des occupations plus personnelles, sans que cela ai pour autant une mauvaise influence sur son travail", ajoute le bloggeur. Il avance également que désormais la frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus floue, et les salariés veulent pouvoir injecter des éléments de leur vie personnelle au travail. 3 mobile l'a bien compris : le fournisseur de solutions mobiles annonce que les sites de networking social seront disponibles sur tous ses terminaux portables. Histoire de prouver aussi qu'il n'est pas difficile de détourner les interdictions posées par l'entreprise.

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2 Commentaires

Ce phénomène se prolifère t-il jusqu'aux locaux de L'Atelier ?

un ateliernaute pas comme les autres...

Soumis par Pouf (non vérifié) - le 09 septembre 2008 à 17h27

Je suis un networker social très connecté sur Linkedin. je le fais de façon ouverte car grâce à Linkedin et mon réseau (très) étendu j'ai pu recruter une collaboratrice.

Il faut faire une différence entre les réseaux sociaux ludiques et les professionnels. L'entreprise peut trouver avantage aux réseaux professionnels de ses employés.

Soumis par Eric Mariaher (non vérifié) - le 10 septembre 2008 à 07h32

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