Les nouvelles technologies “agressent” l’homme au travail.

Par 15 septembre 1998
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon une étude réalisée par l’Institut Gallup et The Institute for the Future en Grande-Bretagne dans les 1 000 plus grandes entreprises et administrations du pays, cadres et employés envoient et r...

Selon une étude réalisée par l’Institut Gallup et The Institute for the
Future en Grande-Bretagne dans les 1 000 plus grandes entreprises et
administrations du pays, cadres et employés envoient et reçoivent en
moyenne 169 messages par jour. Du bon vieux téléphone, en passant par le
portable ou à l’utilisation des communications en différé (messages
vocaux, e-mail ..), tous les moyens sont bons. Dans 72 % des cas, les
outils électroniques sont utilisés en priorité, contre 26 % pour le
papier.
28 % des personnes interrogées se disent submergées par ce déluge
d’informations. Ce sentiment ne fait qu’augmenter dans la hiérarchie (35 %
des cadres et dirigeants).
42 % des employés sont interrompus presque toutes les dix minutes dans
leur travail. Dans plus de 40 % des cas, ces coupures les perturbent.
Denis Ettigohoffer et Gérard Blanc dans le Syndrome de chronos (éditions
Dunod, 1998), analysent “avec la multiplication des outils de
télécommunication, la grande majorité des gens est confrontée à un
phénomène de “zapping” consistant à passer d’un sujet à un autre, d’un
interlocuteur à un autre, d’un problème à un autre”.
Bien que le courrier électronique séduise par sa souplesse et sa rapidité,
il effraie aussi car “il accroît le volume de messages échangés, exige
plus de travail pour rédiger une réponse et demeure peu fiable pour les
communications urgentes”.
En conclusion, l’étude estime que le plus important est de “demander à
ses collaborateurs et ses partenaires sous quelle forme ils préfèrent
recevoir leurs informations. Cela devrait réduire le volume et les
imprécisions des messages échangés”.
(Libération - 16/09/1998)

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