Les nouvelles technologies nous rendent-elles craintifs?

Par 24 avril 2014 2 commentaires
craintes sur les nouvelles technologies

Le grand public n’est pas toujours prêt aux changements liés à certaines nouvelles technologies et avancées scientifiques tout en ayant conscience des progrès qu’elles permettent.

Nous sommes tous conscients des révolutions technologiques à venir et émerveillés de constater que des inventions qui relevaient hier de la science fiction deviennent aujourd'hui réalité. Mais force est de constater que certaines évolutions ne sont pas les bienvenues et inquiètent à cause des changements sociétaux qu'elles impliquent. Le Pew Research Center a mené une enquête* qui met en évidence la vision des personnes sondées sur les avancées futures de la science, et leur avis sur les évolutions actuelles susceptibles de faire partie du quotidien dans les cinquante prochaines années. Même si globalement, 59% des personnes sondées estiment que les changements technologiques mèneront à une vie meilleure à long terme (contre 30% qui pensent que les conditions de vie seront moins bonnes), ils sont souvent plus nombreux à se montrer inquiets vis à vis d'évolutions technologiques spécifiques.
 

Les robots loin de faire l’unanimité

En effet, 65% des personnes interrogées pensent que le recours à des robots pour s'occuper des personnes âgées en mauvaise santé serait une régression. De même, ils sont 66% à être sceptiques face au recours à des modifications ADN pour avoir des enfants en meilleure santé ou plus intelligents. L'inquiétude des gens porte sur "les évolutions susceptibles de bouleverser de très anciennes normes sociales", explique Aaron Smith, le chercheur ayant dirigé cette enquête. Les réticences au changement sont ainsi souvent liées à des questions d’éthique.  La preuve, seulement 26% des américains interrogés répondent que s'ils en avaient la possibilité, ils auraient probablement recours à un implant cérébral capable d'améliorer leur facultés mentales. Difficile également de se projeter dans des scenarii encore hypothétiques. Ainsi, si la courbe démographique mondiale devait continuer de grimper tandis que celle des réserves alimentaires diminuerait, qui serait prêt à se nourrir de viande élaborée en laboratoire?  Seulement deux sur dix, lit-on dans l’enquête.
 

Les drones inquiètent plus que l’ultra connexion

Les réponses sont plus mitigées et paradoxales face à des technologies susceptibles d’intégrer notre quotidien dans un avenir proche. Si les drones suscitent d’importantes craintes - près de deux sondés sur trois refusent qu'on autorise à des drones privés ou commerciaux de survoler librement le territoire américain - les dispositifs permettant d'être connecté en permanence à des informations sont plus facilement admis. Des technologies aussi invasives que les implants pour augmenter la conscience que l’on a de son environnement (via la réalité augmentée notamment) séduisent tout de même 37% des personnes interrogées. La fébrilité face aux changements n’empêche pas les sondés d’avoir de grandes attentes vis-à-vis des inventions de la science dans les prochaines années. Notamment en matière de santé. Huit personnes sur dix estiment que, d’ici 50 ans ans, des organes pourront être créés sur mesure dans des laboratoires pour des patients ayant besoin d'une transplantation. 
 
* Enquête menée auprès de 1 001 adultes américains interrogés par téléphone entre le 13 et le 18 février 2014.

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2 Commentaires

"Nous sommes tous conscients des révolutions technologiques à venir et émerveillés de constater que des inventions qui relevaient hier de la science fiction deviennent aujourd'hui réalité. Mais force est de constater que certaines évolutions ne sont pas les bienvenues et inquiètent à cause des changements sociétaux qu'elles impliquent."

Ce n'est pas une révolution technologique mais une dictature.
Quand un petit groupe de personnes veut imposer, pour X "bonnes" raisons, leur vision de la vie à la majorité des gens, il est normal et SAIN que ceux-ci doutent, ne veulent pas se faire manipuler et s'y opposent.
La crise que nous vivons n'est pas économique mais éthique.

Soumis par Olivier Valls (non vérifié) - le 25 avril 2014 à 21h43

Brian Eno disait à juste raison que l'informatique manquait d'Afrique
La techno n'est pas une fin en soi
Ce qui compte et continuera à compter c'est le bon équilibre entre le froid technoïde et les services à "chaleur ajoutée "

Soumis par Brice Auckenthaler (non vérifié) - le 27 avril 2014 à 14h25

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