La numérisation du dossier médical n'améliore pas forcément les soins

Par 27 décembre 2010 1 commentaire
registre médical

Outre-Atlantique, les hôpitaux sont de plus en plus nombreux à se doter de registres informatisés. Mais ceux qui optent pour ces systèmes électroniques n'obtiennent pas toujours les meilleurs résultats.

Pour gagner en efficacité, les hôpitaux américains ne doivent pas tout miser sur les nouvelles technologies, constate Rand Corporation dans une étude. En se penchant sur la modernisation des centres hospitaliers aux Etats-Unis, et en particulier sur l’adoption de registres médicaux électroniques, les analystes notent que les établissements qui se sont équipés entre 2003 et 2007 de tels systèmes ne sont pas ceux qui ont le plus amélioré leurs performances sur la période. Si en règle générale de plus en plus d’hôpitaux se sont dotés de registres - ils étaient moins d’un cinquième en 2003, et près de 40 % en 2006 -, ces outils ne se sont pas avérés déterminants pour autant.

La performance limitée des systèmes électroniques

Pour arriver à ces résultats, les auteurs du rapport ont étudié plus de quinze mesures de qualité concernant différentes maladies – en particulier les problèmes cardiaques et les pneumonies. Et les ont comparé avec la mise en place, ou non, de registres électroniques. Dans les deux cas, la qualité des soins s’est améliorée au cours de la période. Mais, selon les chiffres du rapport, la performance s’est avérée plus importante dans les hôpitaux dotés de registres basiques que dans ceux s’étant munis de systèmes électroniques. "Dans les établissements ayant récemment adopté des systèmes avancés, les scores de qualité pour les maladies cardiaques ont augmenté de façon moins sensible que dans les hôpitaux sans registres électroniques", indiquent ainsi les auteurs de l’étude.

Eviter la confusion entre différentes prescriptions

Qui précisent que pour d’autres formes d’assistance médicale, les apports de ces systèmes pourraient être plus significatifs. "Par exemple, les registres électroniques ont toutes les chances de diminuer le risque de confusion dans la prescription de médicaments", notent-ils. Les conclusions de l’étude, publiés dans l’American Journal of Managed Care, visent ainsi à encourager de nouvelles recherches sur l’efficacité des technologies innovantes dans le secteur médical. A noter, pour cette étude, les registres de plus de 2 000 hôpitaux ont été pris en compte, sur une période allant de 2003 à 2007.

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1 Commentaire

c'est bien evident puisque que ce ne sont pas les soins qui sont numérisés mais les dossiers ce qui ne n'offre aucune "interactivité" !!
l'idée est par exemple de numériser les soins: ex: une pose de perfusion facilitant ainsi e-procument automatique des matériels de soin anti iatrogenie( la pose de la perfusion est-elle bien pour ce patient) et a l'issue de tout cela la traçabilité !!

Soumis par Jean-Marc Pocard (non vérifié) - le 19 avril 2011 à 12h44

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