Quand les oeuvres du MoMA sortent d'une imprimante 3D

Par 02 septembre 2008 1 commentaire

L'institution New-yorkaise a exposé une série de créations issues de la Connex 500, une imprimante en trois dimensions adaptable aux matériaux.

Cet été, les galeries du prestigieux Musée d'art Moderne de New York accueillaient des œuvres d'art peu conventionnelles. Il s'agissait des créations de l'artiste Neri Oxman, architecte et designer, fondatrice au MIT d'une interdiscipline en matériologie. Ses œuvres, au nombre de quatre, étaient tout droit issues d'une imprimante en trois dimensions : la démonstration d'un étroit rapport entre matière, art et nouvelles technologies. L'artiste a pour ce faire utilisé une machine élaborée par la société Objet Geometries : l'imprimante Connex 500. La grande particularité de ce système est qu'il permet l'impression de différents matériaux en simultané, même si ces derniers ont des propriétés techniques et physiques différentes.
Associer les matières et leurs propriétés physiques
Le président d'Objet explique : "notre machine propose aux développeurs de produits et aux designers d'imprimer séparément les différents composants de leur objet final". Le tout étant intégré au même processus de production, et via la même imprimante. Le fonctionnement est le suivant : la technologie utilisée, baptisée Polyjet Matrix, et brevetée par la société, permet de produire des couches très fines de matière, qui sont figées dès leur sortie via un système de projection d'UV. Ce procédé offre un rendu visuel mais aussi haptique très proche des matières reproduites. Une réelle opportunité pour Neri Oxman, selon ses dires. "Pour mener à bien mon projet, j'avais besoin d'outils très particuliers capables de produire les formes et les matières dont j'avais envie et qui pouvaient répondre à ma vision artistique".
Une reproduction fidèle
Car l'artiste, connue pour son travail sur les matières, voulait pouvoir jouer sur les transparences, les températures ainsi que sur la rigidité du matériau, sans pour autant avoir d'idée de la forme à leur donner. Les algorithmes utilisés par l'imprimante lui ont permis de développer des pièces capables de supporter ces exigences structurelles. Suite à sa première expérience au MoMA, Neri Oxman travaille désormais sur une nouvelle collection, à plus grande échelle. Il s'agira de produire entre huit et vingt-et-une pièces dans différents matériaux, toutes destinées à former au final une chaise. Ce travail est prévu pour être présenté dans le Museo de Bellas Artes à Séville, en octobre 2008.

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Soumis par wana (non vérifié) - le 24 juin 2010 à 16h22

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