OPA d'Oracle sur Peoplesoft : quand Microsoft s'en mêle...

Par 09 mars 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Oracle vs Peoplesoft. Les jours passent, et la lutte s'envenime. Lundi, des responsables de Microsoft ont juré sous serment devant les autorités antitrust américaines que leur groupe n'avait pas...

Oracle vs Peoplesoft. Les jours passent, et la lutte s’envenime. Lundi, des responsables de Microsoft ont juré sous serment devant les autorités antitrust américaines que leur groupe n’avait pas l’intention de se lancer sur le marché occupé par Oracle et Peoplesoft aujourd’hui : celui des solutions logicielles de gestion financière, de gestion des ressources humaines ou de la force de vente.

La déclaration n’est pas anodine, parce qu’elle va à l’encontre de l’un des arguments avancés par Oracle dans son plaidoyer pour le rachat de Peoplesoft. Rappel des faits : à la fin du mois de février, le département de la justice américain déclarait que l’OPA d’Oracle sur Peoplesoft, si elle se concluait, violerait les lois anti-trusts, et réduirait les mécanismes de la compétition sur le secteur. Avec, pour conséquence, l’augmentation des prix des solutions pour les clients.

Une déclaration à laquelle Oracle n’avait pas tardé à répondre, arguant notamment que le marché des applications d’entreprises resterait concurrentiel malgré la concrétisation de son OPA, dans la mesure où Microsoft devrait prochainement entrer sur ce marché. Bien tenté… seulement, la déclaration sous serment de Microsoft vient aujourd’hui contrecarrer ce raisonnement.

Rien d’étonnant à ce que Microsoft enfonce Oracle. L’éditeur figurait en effet au premier rang des acteurs qui avaient lancé un lobbying contre Microsoft auprès du département de la justice américaine et de la commission européenne. Microsoft était alors accusé d’abus de position dominante.

(Atelier groupe BNP Paribas - 09/03/2004)

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