OPA Oracle / PeopleSoft : Oracle attend la décision des autorités fédérales

Par 30 juin 2003
Mots-clés : Smart city

Larry Ellison souffle le chaud et le froid ! Après s’être estimé furieux du comportement des dirigeants de PeopleSoft la semaine passée, le président d’Oracle, deuxième diffuseur de logiciels au ...

Larry Ellison souffle le chaud et le froid ! Après s’être estimé furieux du comportement des dirigeants de PeopleSoft la semaine passée, le président d’Oracle, deuxième diffuseur de logiciels au monde, semble maintenant vouloir temporiser. Il avait accusé par le biais d’un communiqué, mais également de vive voix au cours de la conférence Oracle World AppsWorld, les cadres de son concurrent PeopleSoft (sur lequel il a lancé une offre publique d’achat (OPA) hostile) de propager des propos mensongers quant à ses intentions.

Oracle, deuxième éditeur de progiciels derrière l’allemand SAP, annonce vouloir négocier avec PeopleSoft. Il a renoncé à une condition que le conseil d’administration de PeopleSoft considérait comme principal obstacle à une discussion. Cette condition se résumait à un amendement, vers le haut, du plan de fusion entre J.D. Edwards et PeopleSoft. Ce dernier a en effet rehaussé son offre à 1,75 milliard de dollars, ce à quoi Oracle était opposé.

Larry Ellison a également expliqué son sentiment quant à l’avenir du secteur des éditeurs informatiques, ce qui tend à éclairer l’action actuelle d’Oracle. Le président du développeur d’ERP pense que le futur de ces entreprises ressemble au passé des industries automobiles, qui sont passées par un long processus de fusions et d’acquisitions tout au long du 20ème siècle. La concentration constitue d’après lui l’avenir des groupes informatiques.

Mais les espoirs d’Oracle pourraient bientôt être réduits à néant par le « U.S. Department of Justice » qui examine la légalité de l’opération initié par le géant du logiciel. Si une requête pour supplément d’information est demandé, la procédure pourrait durer plusieurs semaines. Le fait que plusieurs Etats américains aient exprimé leur désaccord avec l’OPA pourrait justifier à lui seul ce supplément d’information.

(Atelier groupe BNP Paribas – 30/06/2003)

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