L’Open-Data, une norme pour les grandes villes américaines

Par 29 octobre 2013
NYC et le mangement Open Data

La ville de New York libère toutes ses données publiques afin de soutenir un écosystème innovant et se rendre plus responsable face aux citoyens.

La ville de New York depuis le lancement de son projet d’Open Data en 2011 a libéré plus de 1100 datasets issus de près de 60 agences municipales (éducation, transports, etc).  Ces dossiers représentent plus de 600 millions de « rangées » et ont déjà été consultés plus de 2,8 millions de fois. Cette loi d’Open Data signée par Michael Bloomberg en Mars 2012 impose aux agences administratives de la ville plus de transparence et de responsabilité auprès des administrés en ordonnant et libérant leurs données gratuitement. La mise à disposition des développpeurs d’une plateforme facile d’utilisation est couplée à un ensemble d’initiatives visant à encourager le développement de startups innovantes.

Une plateforme encourageant la collaboration

La mairie de New York dans la continuité de sa loi d’Open Data a lancé il y a quelques semaines un portail en ligne proposant des données récoltées par les administrations de la ville depuis plus de 40 ans. Ce portail n’est qu’une première étape, en effet la ville a également publié des plaquettes de données déjà traitées et a clarifié son projet de libérer toutes les données publiques à sa disposition d’ici 2018.  Le portail propose actuellement plus de 1100 datasets classés par thème (éducation, environnement, santé etc.) et accessibles à tous. Comme le rappelle Mike Flowers, responsable de cette plateforme ouverte, cette initiative a pour vocation de faciliter une plus grande collaboration entre la municipalité et ses administrés pour optimiser la gestion de la ville : « Avec ces données, nous invitons les chercheurs, entreprises et résidents à collaborer avec nous pour améliorer le quotidien des Newyorkais. » De nombreux API et échantillons de codes et différents outils de collaboration sont proposés sur la plateforme. Ces outils permettent l’intégration en temps réel des données municipales permettant par exemple de visualiser en temps réel des catastrophes naturelles comme Google Crisis Map, qui utilise le potentiel de ces données récemment rendues publiques.

Une gestion des données qui incite à la création de startups innovantes

Cette libération des données se faisant en collaboration avec plusieurs incubateurs et pôles de recherche universitaire, des nombreuses startups allant au-delà des simples services de m-administration profitent de cette politique. Le prix NYC BigApps qui récompense chaque année les applications mettant le plus en valeur les données rendues publiques a ainsi récompensé HealthyOut, une application permettant de localiser les restaurants les plus salubres à proximité, s’appuyant sur les données issues des inspections menées par le Département de Santé publique, il permet de repérer les restaurants conformes à la régulation en vigueur et servant des plats diététiques. Un autre lauréat de ce prix, Ontodia fonctionne comme une encyclopédie urbaine recensant des données pratiques (éducation, sécurité, immobilier) associées à chaque quartier, le développement de l’application aurait été trop coûteux en l’absence de données déjà agrégées et disponibles selon son fondateur Joel Natividad : « La mise à disposition de ces data sets nous a permis de développer une application fonctionnelle plus rapidement. »

 

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