OpenMoko propose son nouveau mobile libre adapté à l'ère Wi-Fi

Par 08 juillet 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Comme le veut le concept, la quasi-totalité des éléments du téléphone Neo FreeRunner, ont été rendus publics. Bien qu'alléchant (GPS, détecteur de mouvement, Wi-Fi...), il devrait connaître une utilisation limitée.

OpenMoko est un projet open source dont l'objectif est de créer le premier système d'exploitation ouvert pour tous les téléphones mobiles. Lancé par une entreprise taiwanaise éponyme, il avait déjà aboutit. Un premier smartphone en source ouverte baptisé Neo 1973 et assemblé par le taiwanais FIC avait été mis sur le marché en janvier 2007. La société propose depuis le 4 juillet un second téléphone portable produit à plus grande échelle. Baptisé Neo FreeRunner, il fonctionne selon les principes du FOSS (Free and Open Source Software). Conçu pour les développeurs d'applications mobiles Linux, le terminal ne possède que peu de fonctions. Il permet seulement de téléphoner, d'envoyer et de recevoir des SMS et possède une gestion des contacts et un lecteur multimédia basiques. C'est ensuite à son utilisateur d'installer ou de développer lui-même les autres applications. Celles déjà développées - module GPS, d'un navigateur web et d'un lecteur de flux RSS - sont disponibles au téléchargement sur le wiki de la communauté OpenMoko.
Une stratégie d'ouverture totale
Contrairement à des projets comme Android de Google, où seul le logiciel est en open source, OpenMoko poursuit une stratégie d'ouverture totale. FIC a en effet publié des éléments de la conception matérielle du Neo FreeRunner, comme par exemple les fichiers du boîtier et du chassis. Ainsi, même la coque du mobile peut être recréée de toutes pièces par ceux disposant des outils nécessaires. S'il est vrai que ce téléphone est disponible au grand public, son utilisation reste toutefois réservée aux développeurs. Comme l'explique Lucas Bonnet, responsable chez Bearstech, le distributeur exclusif du Neo FreeRunner en France, "l'état du logiciel OpenMoko n'est pas parfaitement stabilisé. Il ne dispose pas encore de toutes les fonctions qu'on attend d'un smartphone." A terme, Moloko souhaite toutefois que ses logiciels soient utilisables sur d'autres téléphones mobiles "intelligents". Et Lucas Bonnet de prédire que l'avenir du mobile passera par l'open source.
Faire ce que l'on veut de son mobile
"Une fois que les utilisateurs auront goûté à la liberté de faire ce qu'ils veulent de leur portable, il sera dur pour eux de revenir à un smartphone de base" explique-t-il. Le nouvel iPhone v2 possède par exemple un module GPS, comme le Neo FreeRunner. Mais il est précisé dans le kit de développement qu'il est interdit de faire des applications de routage GPS car c'est TomTom  qui s'en charge. Au contraire, on doit pouvoir développer sa propre application GPS et bien d'autres à l'aide d'OpenMoko. Pour les amateurs de techniques, précisions que le Neo FreeRunner est un téléphone tribande GSM, qui embarque notamment les technologies WiFi et Buetooth. Il est doté d'un processeur 400 MHz avec accélérateur graphique et 256 Mo de mémoire Flash interne. Il est également doté d'un écran tactile VGA 2,8 pouces, et d'une prise USB et d'un accéléromètre. Il est en vente à partir de 320 euros.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas