Les opérateurs américains attendent les règles du jeu que doit fixer la

Par 20 août 1997

FCC pour la téléphonie longue distance aux Etats-Unis. Ce marché très concurrentiel, évalué à près de 80 milliards de dollars, est l'enjeu d'une terrible bataille entre quelques opérateurs comme ATT...

FCC pour la téléphonie longue distance aux Etats-Unis. Ce marché très
concurrentiel, évalué à près de 80 milliards de dollars, est l'enjeu d'une
terrible bataille entre quelques opérateurs comme ATT, MCI, Sprint ou
Worldcom. A condition d'ouvrir leur propre marché local à la concurrence,
les Baby Bells peuvent, depuis février 1996, y pénétrer. Exerçant dans
chaque région leur monopole, les Baby Bells sont désormais tenues d'ouvrir
aux nouveaux entrants ce marché du téléphone local représentant au total
100 milliards de dollars. La Baby Bell de la région de Chicago, Ameritech,
a été la première au début de l'année à demander officiellement
l'autorisation à la FCC d'offrir dans le Michigan et dans l'Illinois des
services de téléphonie longue distance. Hier soir, très tard, la décision
de la FCC était attendue pour le Michigan, l'Illinois ayant fait l'objet
d'une demande séparée. Récemment, le PDG d'Ameritech, Dick Notebaert,
s'attendant à un refus, a déclaré qu'il attendait de la FCC qu'elle
précise "des règles claires et réalistes" pour permettre aux opérateurs
locaux d'entrer sur le marché des télécommunications longue distance, car
il considère que les textes sont trop flous. La mise en oeuvre de la loi
sur la dérégulation du marché des télécommunications aux Etats-Unis
connait de nombreux obstacles, aussi bien pour l'entrée sur le marché des
télécommunications longue distance que pour celui de la téléphonie locale.
Récemment, dans le Missouri, une cour d'appel a jugé que la FCC n'avait
pas à déterminer le prix plafond auquel les compagnies régionales peuvent
louer leurs réseaux aux nouveaux entrants apportant ainsi une victoire aux
Baby Bells peu pressées de voir leur monopole s'effriter. Reed Hundt, le
président de la FCC, devant cette accumulation d'obstacles déclarait la
semaine passée que la loi sur les télécommunications ne fonctionnait pas
et que le congrès devrait l'amender afin que le marché du téléphone local
puisse réellement s'ouvrir.
(Les Echos - 20/08/1997)

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