Les opérateurs surfent sur la vague du cloud computing

Par 08 août 2008

Ces derniers profitent de leur expertise informatique et de leur bande passante pour se lancer dans la virtualisation en mode hébergé. Un service en plein essor, qui profite à plus d'un titre aux entreprises clientes.

Le cloud computing est un marché en pleine croissance, qui intéresse à la fois les start-up, mais aussi les poids lourds du web, tels que Google et Amazon. Les fournisseurs de services téléphoniques, pour leur part, n'avaient pas encore réellement investi le secteur aux Etats-Unis. C'est désormais chose faite : AT&T annonce cette semaine le lancement de son premier service de cloud computing : "AT&T Synaptic Hosting". "Cette annonce suit la voie naturelle de la convergence entre l'informatique et les télécommunications", commente à L'Atelier Bruno Hourdel, directeur du marketing chez Sun Microsystems France. "Les telcos sont devenus des experts du domaine informatique et cherchent à diversifier leurs services. La valeur ajoutée se trouve désormais du côté des services qui peuvent exploiter au mieux leur bande passante disponible". Ainsi, selon le spécialiste, les services de cloud computing sont rendus possibles grâce à la surabondance de réseau, qui représente un foyer de croissance phénoménale pour les opérateurs, surtout lorsqu'ils s'adressent aux entreprises.
Paiement au besoin
Il semble en effet que la virtualisation en mode hébergé soit la voie la plus probable de développement de l'informatique dans les années à venir. Car ce système signifie pour le client simplification et optimisation de ses ressources, grâce en partie au concept de paiement à la demande. "Je parlerais plus de paiement au besoin", précise Bruno Hourdel. "Si un client a besoin de 200 CPU en période creuse, mais qu'il a à un moment un accroissement de charge jusqu'à 1000 CPU par exemple, le cloud computing lui permet de gérer les variations de consommations, et de payer en fonction". La gestion de la complexité revenant à l'hébergeur. Pour ce dernier, deux exigences sont alors à remplir. D'abord, il doit maîtriser parfaitement l'infrastructure informatique et être capable de gérer plusieurs clients en même temps. "C'est de la puissance partagée en temps réel", rappelle le directeur marketing.
Collaboration en amont avec les constructeurs et éditeurs
Il s'agit donc d'avoir les bons outils de mesure qui observent la consommation de chaque entreprise et de pouvoir mettre à disposition le nombre de processeurs nécessaires selon ces besoins. Autre exigence : l'opérateur a besoin de qualifier et fournir des applications capables de fonctionner sur du cloud computing. "Il doivent fournir des applications évolutives liées à l'activité du client. Ce qui nécessite une collaboration en amont avec les constructeurs informatiques mais aussi les éditeurs de logiciels", explique Bruno Hourdel. Les opérateurs semblent avoir compris ces nouvelles règles du jeu. Ce qui laisse prévoir une montée en puissance des services de cloud computing. "C'est de toutes façons le modèle de prédilection qui à la fois remplit les exigences des entreprises (en termes de coût, de réactivité et d'usages) et évite l'entretien de data centers".

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