Les opérateurs veulent dépasser les limites des téléphones mobiles actuels.

Par 08 décembre 1998

Aux termes de l’accord signé hier entre Nokia et Hongkong Telecom, filiale de Cable & Wireless, le constructeur finlandais va livrer à l’opérateur asiatique des équipements lui permettant de p...

Aux termes de l’accord signé hier entre Nokia et Hongkong Telecom, filiale
de Cable & Wireless, le constructeur finlandais va livrer à l’opérateur
asiatique des équipements lui permettant de porter le débit de son réseau
GSM à 14 Kbs, puis à 57 Kbs.
Selon Dataquest, le nombre d’abonnés au téléphone mobile progresse plus
rapidement que celui du téléphone fixe. Entre 1997 et 2010, Dataquest
prévoit des taux de croissance annuels respectifs de 17 et 5 %.
Le transfert des données occupe de plus en plus de place sur les réseaux
au détriment de la voix. De 4 % cette année, les données devraient
représenter en 2002, 23 % de l’ensemble du trafic des réseaux mobiles. Il
est donc très important de voir apparaître une nouvelle génération
d’appareils pouvant offrir les capacités nécessaires.
De ce fait, les tests se multiplient entre fabricants d’équipements de
télécommunications et opérateurs. En octobre dernier, Nortel s’est associé
au japonais Matsushita pour mettre au point des réseaux de troisième
génération. Bien que cet accord porte sur les marchés nord-américain,
européen et asiatique, c’est dans cette dernière région qu’il devrait se
concrétiser le plus rapidement, comme l’explique Matt Desh de chez Nortel
“le Japon et l’Asie ont connu depuis trois ans une très forte croissance
dans le secteur des réseaux sans fil. Aujourd’hui, le Japon pousse le
marché”.
Guy Roussel, directeur de la politique télécommunications chez Motorola,
estime également que “le Japon, comme le Royaume-Uni veut aller très
vite” concernant la téléphonie mobile de troisième génération.
Alors que l’ITU prévoit une solution à l’horizon 2002-2003, Nortel
considère que le Japon doit trouver une solution en 2000, qu’il “peut
attendre 2001, mais pas au-delà”.
Le Japon est en effet confronté à un problème de capacité sur ces réseaux.
Alors que 70 millions de personnes sont abonnées au téléphone fixe, plus
de 36 millions de japonais utilisent un téléphone mobile.
Selon NTT, dont la filiale Docomo totalise aujourd’hui plus de 20 millions
d’abonnés, prévoit pour 2005, 90 millions d’abonnés.
(La Tribune 08/12/1998)

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