Opérateurs virtuels : Tele 2 veut que l'ART contraigne Orange à signer un accord raisonnable

Par 18 mars 2005
Mots-clés : Digital Working, Europe

L'opérateur Tele2 vient de saisir l'Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) d'une demande de règlement d'un différend survenu entre lui et l'opérateur de téléphonie mobile Orange...

L'opérateur Tele2 vient de saisir l'Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) d'une demande de règlement d'un différend survenu entre lui et l'opérateur de téléphonie mobile Orange. Dans un communiqué de presse, l'opérateur d'origine suédoise explique qu' a près quatre ans d'efforts , et une dernière phase de six mois de négociations infructueuses pour devenir opérateur virtuel, il a décidé de faire appel à l'ART pour "conduire Orange à lui vendre des minutes en gros, et entrouvrir ainsi le marché français des mobiles".
Concrètement, Tele2 souhaite bénéficier du contrat standard MVNO (Mobile Virtual Network Operator) d'Orange, comme celui qui a été utilisé pour Breizh Mobile . Un contrat-type que Tele 2 souhaite voir agrémenté de remises sur les prix des minutes : l'opérateur explique que sa cible cliente sera nationale et donc beaucoup plus conséquente que celle de Breizh Mobile.

Depuis l'entrée du premier opérateur virtuel en France ( Debitel ) en juin 2004, le marché de la téléphonie mobile a changé dans l'Hexagone. L'opérateur Breizh Mobile , concentré sur l'Ouest de la France, est arrivé en juillet. Ces derniers mois ont vu la multiplication des partenariats (création de NRJ Mobile , M6 Mobile ) et l'apparition d'opérateurs virtuels concentrés sur le segment des entreprises ( Cegetel , Neuf Telecom ).

L'ART pourrait bien accéder à la demande de Tele2. En décembre dernier, l'ART avait publié une consultation sur l'analyse du marché de gros de l'accès et du départ d'appel mobile. Dans celle-ci, l'ART proposait d'imposer à chacun de ces opérateurs une obligation de donner droit aux demandes raisonnables d'accès émanant des opérateurs virtuels souhaitant s'établir sur un réseau hôte . L'institution avait jugé insuffisants les accords déjà signés à cette époque "car ils ne permett(aient) pas d'animer sensiblement le jeu de la concurrence au niveau du marché de détail".

(Atelier groupe BNP Paribas - 18/03/2005)

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