OptimEyes apporte la reconnaissance faciale aux panneaux publicitaires

Par 09 décembre 2013
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OptimEyes propose aux marques d'analyser les visages des clients pour mesurer leur attention et l'impact potentiel de la publicité.

La publicité matérielle, les affiches, images, placements dans les magazines, si elle fait bien partie intégrante, voire centrale du processus de communication commerciale, n'est en pas moins un des points les plus difficiles à appréhender. En effet, il est effectivement possible de cibler au mieux les endroits, les quartiers, les types de publications dans lesquelles les faire apparaître, cependant il reste extrêmement incertain d'en mesurer les conséquences réelles. Cette incertitude est d'autant plus prégnante au sein des magasins et des grandes distributions, dont l'importante fréquentation importante rend une analyse quantitative et qualitative difficile pour les enquêteurs commerciaux. La société Amscreen a ainsi cherché, via leur logiciel OptimEyes, a rendre une image plus efficiente auprès des marques du retour sur investissement de leur communication physique en y appliquant un logiciel de reconnaissance faciale.

OptimEyes

Amscreen, société de communication qui possède près de 6000 écrans de publicité sur le territoire britannique, principalement au sein des plus importantes chaînes de distribution, proposent ainsi aux marques un retour visuel sur la façon dont les publics cibles réagissent aux différentes campagnes. Au sein de chacun de ces écrans, la solution OptimEyes propose d'installer une caméra qui permet de reconnaître ces potentiels clients. Quantitatif en dénombrant combien d'individus ont vu la publicité mais aussi en mesurant le nombre d'individus qui auraient pu s'y arrêter, mais aussi qualitatif afin de permettre un meilleur ciblage publicitaire, en reconnaissant âge, sexe ou endroit par exemple. Les départements de communication tout comme les agences seraient ainsi à même d'observer en temps réel l'effet de leurs campagnes auprès du public, et ainsi proposer aussi bien un ciblage plus efficace qu'une souplesse plus importante dans la rapidité de réponse et d'adaptation au client réel. Développée en partenariat avec la société de mesure d'audience parisienne Quividi, ce sont 450 magasins de la firme Tesco qui devraient se voir pourvus de ces nouveaux écrans sous peu au Royaume-Uni.

BB

Le développement de telles technologies de reconnaissances faciales et la normalisation des supports numériques de communication au sein des magasins comme des endroits publics pourrait bien rendre un tel système de mesure extrêmement populaire auprès des services de communication et marketing. Plus qu'un simple retour immédiat auprès des responsables, ce genre de support pourrait bien aussi permettre le développement de formes de publicités nettement plus interactive. Ainsi, si un potentiel client s'arrêtait pour regarder la publicité, celle-ci pourrait, selon son genre, son âge ou d'autre facteurs sociologiques par exemple, se transformer pour mieux s'adapter au public. Cependant, ce genre de potentielle campagne de communication individualisée ne semble pas sans obstacles. Ainsi, si les informations sont bien enregistrées par les caméras et relayées auprès des responsables des campagnes, la protection des informations individuelles et le droit à l'image ne semblent pas encore clairement protégée, et pourrait notamment créer un handicapant problème d'image pour ces mêmes marques. Mais il faut bien admettre qu'un tel système de mesure, couplé notamment à une reconnaissance des volumes d'achats par client identifié pourrait s'avérer extrêmement bénéfique pour maximiser les campagnes de publicité.

 

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