Oracle devrait gagner Peoplesoft, reste la "pilule empoisonnée"

Par 19 novembre 2004
Mots-clés : Smart city

Après 17 mois de lutte acharnée, Oracle aura sans doute remporter la victoire, ce soir, avant minuit (heure californienne). Lancée en juin 2003, son OPA sur Peoplesoft devrait lui être acquise et...

Après 17 mois de lutte acharnée, Oracle aura sans doute remporter la victoire, ce soir, avant minuit (heure californienne). Lancée en juin 2003, son OPA sur Peoplesoft devrait lui être acquise et lui coûter 8,8 milliards de dollars, à 24 dollars l'action. Plusieurs sources estiment qu'Oracle aurait d'ores et déjà convaincu un ensemble d'actionnaires représentant 65 % du capital de l'éditeur concurrent.

De fait, l'offre d'Oracle a séduit plusieurs actionnaires de référence dont les fonds de pension Calpers (1,5 million d'actions), Capital Guardian Trust, Paulson & Co. et P. Schoenfeld Asset Management (9 % du capital à eux trois). Seul, Private Capital Management LP (9,4 % du capital) continue de faire de la résistance en estimant l'offre d'Oracle insuffisante.

Mais en cas de succès, les soucis de Larry Ellison (DG d'Oracle) ne s'arrêteront pas là. Ce dernier devra convaincre les cinq administrateurs extérieurs de Peoplesoft de retirer cette fameuse "poison pill", clause interne à la direction de Peoplesoft qui protège la société en imposant à son éventuel acheteur des coûts supplémentaires d'acquisition.

Cette clause sera défendue par Dave Duffield, l'actuel président de Peoplesoft, qui a par ailleurs menacé hier Oracle de porter plainte pour diffamation…

Résultat des courses dans 24 heures. Avec en prime, un changement profond du marché des progiciels. Combatif lui aussi, l'éditeur SAP a annoncé qu'il pouvait repousser à 2007 ses objectifs de rentabilité à moyen terme (marge d'exploitation de 30 %) pour se concentrer sur la croissance de ses ventes. L'année 2005 sera décisive.

(Atelier groupe BNP Paribas - 19/11/2004)

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