Des organismes notent les pays en fonction de leur préparation à l'an

Par 16 février 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

2000. Des représentants d'organismes spécialisés comme le Global 2000 Coordinating Group, le Gartner Group, PS Consulting ou des missions gouvernementales vérifient actuellement si les infrastructu...

2000.
Des représentants d'organismes spécialisés comme le Global 2000
Coordinating Group, le Gartner Group, PS Consulting ou des missions
gouvernementales vérifient actuellement si les infrastructures vitales de
tous les pays du monde seront en état de marche pour le prochain nouvel
an.
Durant la dernière semaine de janvier, une délégation de six personnes
mandatées par le gouvernement américain ont ainsi visité EDF-GDF, le
ministère des transports, de la santé, du tourisme, la direction générale
de l'aviation civile, France Télécom, l'Association française des banques,
le Medef. Apparemment, la France n'a pas trop mal réussi cet examen. Selon
un proche de Gérard Théry, au Comité national pour le passage à l'an 2000
"on nous a surtout dit que l'on ne communiquait pas assez sur ce que l'on
fait".
Dans ces classements dont les conséquences économiques peuvent être
majeures, plus importantes mêmes que celles dues au bug lui même, le degré
de prise de conscience des dirigeants d'un pays et de ses entreprises est,
en effet, l'un des critères pris en compte.
Ainsi, le Global 2000 Coordinating Group, basé en Suisse, réunissant les
représentants des plus grandes banques et compagnies d'assurances du
monde, a finalement décidé de ne pas publier son classement début février,
dont les résultats étaient très attendus. On pouvait ainsi lire dans
l'Intenational Herald Tribune du 28 janvier "la crainte que la publication
de ces résultats ne provoquent des fuites de capitaux et ne déstabilisent
quelques grands pays développés" est à l'origine de ce changement
stratégique.
Président de cet organisme, Tim Shepheard-Walwyn explique au Monde "nous
ne voulions pas créer plus de perturbation. Nous voulions surtout avoir
plus d'informations, encourager les pays à rassembler ces données, pour
les aider ensuite à se positionner. Si dans deux mois, nous n'avons pas
plus d'éléments, alors nous pourrions décidé de publier quelque chose".
Il n'en va pas de même chez Gartner Group. L'un de ses experts, Loui
Marcoccio rendait compte, le 7 octobre dernier devant le comité spécial An
2000 du Sénat américain, des résultats d'une étude intitulée "Aptitude à
affronter l'an 2000 et risques encourus par le monde des affaires".
Réalisée à partir de nombreux entretiens, rassemblant des données
concernant 15 000 entreprises dans 87 pays, cette étude est disponible
gratuitement sur Internet (http://www.gartner.com).
Les pays sont classés en fonction du taux d'entreprises qui y affronteront
une panne grave d'un système critique.
Les pays dont 15 % seulement des entreprises sont menacées figurent à la
première place, ceux pour lesquels le taux passe à 33 % à la seconde
place, à 50 % à la troisième, à 66 % à la quatrième. "l'estimation inclut
la façon dont les entreprises et les agences gouvernementales se
préparent" "les pays souffrant déjà de graves problèmes financiers, d'une
forte augmentation de l'inflation, de réserves monétaires limitées et d'un
fort taux de chômage sont les plus mal classés".
Pour plus d'informations sur le Global 2000 Coordination Group :
http://www;global2k.com
(Le Monde Economie - 16/02/1999)

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