Outil de simulation cherche prothèse compatible

Par 24 avril 2008
Mots-clés : Smart city

OrthoSim développe une plate-forme permettant aux chirurgiens orthopédiques de simuler la pose d'un implant avant une véritable opération. Ce, afin de réduire les risques de rejet.

Simuler en amont une intervention de chirurgie orthopédique permet d'anticiper d'éventuelles complications. C'est en tout cas le voeu des responsables du projet européen OrthoSim, qui annoncent avoir développé un système informatique donnant la possibilité de reproduire virtuellement le moment où un implant artificiel est posé sur un tissu vivant. Le but étant de vérifier s'il existe certaines anomalies susceptibles de provoquer un rejet comme un problème dans le design de la prothèse ou de compatibilité. "Les prothésistes et autres professionnels pourront tester leurs dispositifs avant l'opération", souligne Ruben Lafuente, coordinateur de OrthoSim. Les résultats de la simulation sont présentés sous la forme de graphiques montrant la réaction de l'implant au contact du membre à des échéances allant de quelques jours à plusieurs mois.
Réduire les coûts
Pour mettre au point cette plate-forme, les responsables du projet ont combiné deux systèmes de modélisation préexistants à plusieurs algorithmes de simulation. Selon eux, l'intégration de ces différents dispositifs au sein d'une plate-forme unifiée a posé de nombreux problèmes, notamment d'interopérabilité. La plate-forme est accessible sur Internet, afin d'en offrir l'accès à un nombre maximum d'hôpitaux.  L'intérêt du dispositif est loin d'être négligeable : selon les responsables du projet, des complications surviennent dans environ 10 % des opérations. Nécessitant la pose d'un autre implant ou d'une opération supplémentaire. "Cela signifie également plus de douleur pour le patient, une mobilisation accrue des membres du personnel hospitalier et une hausse des dépenses", explique Ruben Lafuente.
Vers un enseignement par la simulation
A noter : le système s'adresse principalement pour le moment aux patients nécessitant une opération de la hanche, du genou ou de la colonne vertébrale. A terme, il devrait également permettre aux étudiants en chirurgie de s'entraîner dans des conditions quasiment identiques au réel. "Le système permettra aux jeunes chirurgiens de bénéficier d'un meilleur entraînement et de disposer de plus de compétences au moment de leur entrée sur le marché du travail", juge ainsi le coordinateur du projet. L'enseignement par la simulation informatique se généralise dans les centres hospitaliers : entre autres projets, celui de l'université de Tufts, qui combine à un écran de visualisation et de simulation une manette haptique permettant de reproduire la texture des organes opérés virtuellement.

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