Outsourcing à Madagascar (2/2) : débuts du développement Web

Par 03 mars 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

Le développement Web ne concerne pour l'instant que 300 salariés, mais... La disponibilité de webmasters, mais aussi de chefs de projets et de graphistes francophones, permet de développer des...

Le développement Web ne concerne pour l'instant que 300 salariés, mais…
 
La disponibilité de webmasters, mais aussi de chefs de projets et de graphistes francophones, permet de développer des sites originaux et à bas coût unitaire. Il faut compter avec Ibonia, Ingenosya, Sirius, Helionet, Ingedata encore, et de nouveaux venus comme Softibox. Mais aussi avec 10 ou 15 développeurs indépendants, passant par des places de marché de free-lanceurs.
 
Compte tenu du coût exorbitant des connexions Internet, la familiarisation avec le Web, ce plaisir de créer d’aussi beaux sites que le concurrent manque encore. Mais un signe ne trompe pas : les cybercafés sont pleins, jusque dans les bourgades de la brousse.
 
La formation au développement informatique est assurée par l’université ?
 
Oui, et depuis longtemps. La bonne nouvelle c’est qu’elle s’adapte mieux à l’entreprise. Quatre écoles supérieures forment chaque année environ 120 ingénieurs et 380 techniciens des technologies de l’information et de la communication. Ce sont l’ENI, l’ESPA, la MISA (université) et l’ISPM, qui s’associent au Goticom (Groupement des opérateurs en technologies de l’information et de la communication)pour que les salariés soient directement intégrables aux équipes. L’INTN de Tana assure désormais des ateliers sur le logiciel libre, avec l’association Amule qui regroupe les acteurs malgaches du logiciel libre dont de nombreux autodidactes.
 

De gauche à droite, les membres du bureau Goticom :
Mamy Rabe (Money Tech), Jean Luc Rajaona (Ingenosya), Mamy Rajaobelina (Orchid systems), Iharizaka Rahaingoson (Ibonia), Gil Rajafintzalama (DMD)
 
Et les centres de relation client ?
 
A deux fuseaux horaires de Paris, avec une population naturellement courtoise, qui a peu d’accent et suit la Star’Ac sur le satellite, il y a un vrai potentiel pour les centres d’appel… Un seul, Vocalys, a pu s’installer et durer, fondé par deux femmes ; un autre projet est en suspens. En cause, l’obligation de passer pour les liaisons internationales par l’opérateur historique, TELMA, dont les tarifs « mangent la marge » !
 
Le régulateur, l’OMERT, fait respecter l’interdiction d’utiliser la voix sur IP… Tout en surveillant la levée d’une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaire pour la régulation et l’accès au réseau ! Mais la fin du monopole de l'opérateur TELMA (Sa licence s’achève au 31 mai 2006) devrait changer la donne et faire décoller le secteur.
 
FC, pour l'Atelier, interview des membres du Goticom
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 03/03/2006)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas