Le paiement mobile doit encore travailler à son succès

Par 20 mai 2010
Mots-clés : Digital Working, Europe

D'ici 2015, seul 13% des européens utiliseront le paiement mobile, indique l'IDC. Pour l'institut, le succès de ce service dépendra d'une consolidation de l'infrastructure et d'un engagement mutualisé des acteurs.

"Le paiement mobile est encore une technologie émergente qui nécessitera plus de temps que prévu pour s'imposer", indique une étude de l'institut IDC. Au regard des chiffres, il apparaît que les revenus du marché seront encore maigres dans les cinq prochaines années. L'institut estime en effet que d'ici 2015, la part des transactions par paiement mobile ou sans contact ne dépassera pas les 125 milliards de dollars et que moins de 13% des européens équipés d'un téléphone utiliseront ce service. De plus, le manque d'opportunités commerciales claires pour les acteurs du secteur devrait ralentir de nombreux projets de paiement mobile. Pour IDC, l'émergence de ce marché pour l'Europe, sera étroitement liée à l'avancement des infrastructures disponibles.
L'infrastructure: une prérogative à l'émergence de ce service
Un argument que confirme pour l'Atelier David Robin, directeur d’Idaho Consulting : "la commercialisation de terminaux NFC de marques phares - Nokia, Apple- aurait un effet d'entraînement sur le marché du paiement mobile". Et d'ajouter : "sans une implication de l'ensemble des acteurs – télécoms, banques, collectivités, commerçants - le marché ne risque pas de décoller." L'étude indique par ailleurs que les fournisseurs de cartes de crédit auront tout intérêt à s'impliquer fortement pour améliorer l'adoption des cartes sans contact et l'acceptation des services de banque mobile s'ils veulent voir émerger un marché du paiement mobile de taille conséquente. Pour le consultant en technologie, force est de constater que l'instauration de ce service dépendra des intérêts que les fournisseurs comme les acteurs y trouveront.
Les services devront être simples et sécurisés
"Pour la zone européenne, ce service n'apparaît pas comme une alternative qui gouvernera un marché", explique David Robin."Il vient en complément de l'ensemble des moyens de paiements déjà existants".Et d'ajouter : "le retour sur investissements pour les acteurs est d'ailleurs loin d'être évident".A ce sujet, le cabinet d'étude leurs recommande de moins s'attacher aux avancées technologiques du service mobile et de s'intéresser plutôt à l'aspect pratique des services qu'ils proposent. "Pour gagner en notoriété, les services devront être simples d'utilisation, sans surcoût pour les utilisateurs et les commerçants tout en étant suffisamment sécurisés",confirme le responsable.
* Business Strategy: Mobile Payments - Waiting for Godot?

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