Parlement britannique : une communication adaptée passe par Internet

Par 02 mars 2010

Recourir plus souvent aux réseaux sociaux ou aux plates-formes vidéo permettra de mieux distribuer l'information. La Hansard Society recommande aussi de vulgariser et séquencer les messages destinés au public.

La Hansard Society avait déjà montré l'importance qu'ont acquis les nouvelles technologies dans l'engagement des citoyens outre Manche. Dans un nouveau rapport, l'association montre que les TIC doivent également contribuer à améliorer le fonctionnement du Parlement et la manière dont il communique avec les administrés. L'institut recommande ainsi aux parlementaires de recourir de manière préférentielle aux médias que favorisent les citoyens. Les médias traditionnels, bien sûr, mais aussi plus récents, comme les réseaux sociaux ou les plates-formes en ligne de type YouTube. Inutile en effet d'attendre des citoyens qu'ils viennent d'eux-mêmes chercher l'information où elle se trouve. Outre l'utilisation des bons canaux, la forme du message compte aussi.
Choisir le bon canal de communication et adapter le message
Les auteurs préconisent de délaisser au maximum le jargon administratif et de traduire en langage courant les projets de lois. De même, il convient d'employer plus de contenus visuels, mieux adaptés à un usage pédagogique. Même si le rapport réaffirme qu'un équilibre doit être trouvé entre les informations en ligne et les supports traditionnels, ils insistent néanmoins sur la nécessité de numériser au maximum les données. Les débats, les comptes-rendus d'audience et tout ce qui est susceptible d'intéresser les citoyens doit, en outre, être rendu accessible sous différents formats pour pouvoir être consultés sur les sites les plus fréquentés.
Mettre en place des processus clairs et leur allouer un budget
Surtout, ce contenu doit être trié, découpé en séquences courtes et indexé pour qu'il soit plus facile de les parcourir. La mise en place d'alertes et de notifications sur des sujets précis est aussi de nature à encourager une plus grande implication des citoyens dans la vie de leur parlement. Les chercheurs se sont intéressés à trois groupes : les jeunes électeurs, les fonctionnaires des institutions concernées, et les parlementaires eux-mêmes. Pour que toutes ces recommandations ne restent pas lettre morte, les auteurs affirment qu'il est nécessaire de les intégrer au processus de fonctionnement interne du parlement... et de leur allouer le budget nécessaire.

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