Des partenariats start-up/grandes entreprises à encourager, sous conditions

Par 24 mars 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
Partenariat

L'investissement de grands groupes dans des jeunes pousses représente un moyen intéressant de lever des fonds. Mais pour être fructueux, il doit être vu comme une relation dont l'objectif est le partage de compétences.

Un moyen de trouver des fonds pour une start-up est de se rapprocher d'une grande entreprise. Voilà l'un des thèmes qui était évoqué lors de la 11ème édition de Start West, qui se déroulait en début de semaine à Rennes, et à laquelle L’Atelier était présent. Reste que, si la solution est séduisante, elle est encore loin d'être bien maîtrisée, notamment en France. "Les projets présentés sont en général solides, mais ils restent bien en dessous des moyennes internationales", explique ainsi à L'Atelier Pierre Tiers, administrateur de Nantes Atlantique Place Financière. Ainsi,  "les grands groupes qui prennent le risque d’investir de l’argent sont encore mal à l’aise à coopérer avec de trop petites structures. En dessous d’un million d’euro, il devient de plus en plus difficile d’équilibrer la relation", ajoute le responsable.

Bâtir une relation de confiance

Autre difficulté évoquée par les participants à l'événement : une frilosité des jeunes entrepreneurs à faire part de leur innovation. Une alliance avec les grands groupes pousse les start-up à s’inquiéter de la propriété intellectuelle de leur projet, et du coup d’être méfiantes à l’idée de coopérer et de se faire englober par une grande entreprise. "Pour que le partenariat fonctionne, la start-up doit se demander comment elle peut aider le grand groupe à se réapproprier sa solution",rétorque à ce sujet Martin Duval, fondateur de Bluenove, spécialisé dans le conseil en open innovation.

S’impliquer dans le projet

Et d'ajouter qu'il faut voir la coopération comme une réelle intégration de la start-up dans le projet. Mais pour cela, elle doit se sentir en relation de confiance. "Le business case doit être une priorité pour toute jeune pousse qui veut créer un partenariat avec une grande entreprise", juge t-il. Pour rassurer les jeunes pousses quant à la sauvegarde de leurs idées, il faut se dire qu’une multinationale a des obligations en termes de communication, et qu’elle n’aurait ainsi aucun intérêt à s’approprier un brevet, conclut le responsable.

 

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