Le passage à l'euro va nécessiter le changement de tous les DAB, GAB,

Par 09 septembre 1997

terminaux de cartes bancaires, distributeurs de titres de transports, de friandises .... Dès le 1er janvier 2002, les 24 500 DAB et GAB de l'Hexagone devront être impérativement transformés. Comme l...

terminaux de cartes bancaires, distributeurs de titres de transports, de
friandises .... Dès le 1er janvier 2002, les 24 500 DAB et GAB de
l'Hexagone devront être impérativement transformés. Comme l'explique
Christian Bégard, directeur commercial de Dassault Automatismes et
Télécommunications "sur le plan technique, il s'agit d'adapter les
cassettes et de faire des réglages et des tests. Ces opérations sont
classiques à chaque changement de billets. Avec l'euro, il faut aussi
modifier les logiciels qui gèrent les automates. Ces nouvelles versions
seront prêtes bien avant 2002". Pour l'ensemble des banques, les coûts
liés aux adaptations techniques de ces automates sont estimés à 35
millions de F. Le problème s'annonce différent pour les 592 000 terminaux
de cartes bancaires "la rapidité des changements est liée à la possibilité
ou non d'effectuer des opérations en euro entre 1999 et 2002, ce que
réclament d'ailleurs les associations de consommateurs". De plus, dès la
fin de cette année, les nouvelles cartes bancaires devront intégrer
l'échéance du passage à l'an 2000. De nouvelles normes européennes et
internationales s'y rajoutent. Selon Olivier Coffre, consultant chez SG2
"on estime que 13 % des terminaux, trop anciens, doivent d'ores et déjà
être changés, par ailleurs, 53% du parc rencontrera un problème au niveau
de la capacité de mémoire du logiciel et, pour nombre de ces systèmes, il
sera moins coûteux de les changer que de les adapter. Au total, seul un
bon tiers des terminaux existants sera en mesure de répondre à la nouvelle
donne". Le vrai "booster d'affaires" pour Christian Bégard sera le futur
porte-monnaie électronique (PME). De nouveaux équipements de rechargement
et d'acceptation devront en effet être créés. Les commerçants refusant
encore la carte bancaire devront s'équiper pour accepter le paiement de
petits montants par PME.
La société Sélecta, leader "de la restauration d'appoint" est déjà depuis
janvier dans l'ère euro. Tous ses appareils neufs ou en rénovation sont
équipés de monnayeurs capables de distinguer "15 ou 16 modèles de pièces
différents, contre 8 actuellement". Ces machines pourront donc entre le
1er janvier et le 1er juillet 2002 (phase de transition du franc à l'euro)
fonctionner avec des pièces françaises ou européennes. Si le surcoût de
transformation des automates n'est pas élevé, il faudra en revanche
compter entre 500 à 600 F par unité le jour de l'apparition définitive de
l'euro.
(La Tribune - 09/09/1997)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas