Le passage à l'euro est vraiment une très bonne affaire pour les

Par 08 septembre 1997

sociétés d'ingénierie en informatique et les conseils en entreprise de tout genre. La plupart des SSII parties les premières avec le secteur bancaire pour lequel 10 milliards de F seront déboursés...

sociétés d'ingénierie en informatique et les conseils en entreprise de
tout genre.
La plupart des SSII parties les premières avec le secteur bancaire pour
lequel 10 milliards de F seront déboursés pour les seules dépenses
informatiques, redoutent dans les mois à venir une pénurie de leurs
effectifs. Selon Jean Zeller, directeur des marchés finance d'Unilog, ceci
n'est pas sans risque car un surcroit d'embauches liées aux chantiers de
l'euro et de l'an 2000 pourrait peser après 2002 sur la rentabilité des
SSII. Cependant, pour l'heure, comme l'estime Jacques Tordjmann, président
de GFI Informatique "cela signifie trois à cinq points de croissance en
plus en 1997 pour les SSII françaises". De leur côté, les banques
prévoient de fortes dépenses en organisation, communication, formation du
personnel "60 % des coûts du passage à l'euro correspondent au management
total du projet, à la formation et à l'information. La formation devient
même la préoccupation la plus forte des banques et peut représenter 40 %
de leur budget euro". Selon Yves Labat d'Eurogroup "les cabinets qui font
25 à 30 % de croissance interne sont ceux qui sont sur l'euro". Les
assurances et les entreprises ne vont pas tarder non plus à se manifester
même si une grande majorité des entreprises sont encore réticentes. Un
"club euro des consultants" vient d'être créé par Hervé Sitruk, directeur
du cabinet Mansit, avec une vingtaine de cabinets et de SSII. Selon
Bertrand de Maigret, administrateur délégué de l'Aune, un grand nombre
d'entreprises travaillent pour l'instant en interne "et feront davantage
appel à des intervenants extérieurs dès le mois de mai 1998". Pour tenter
de se faire une place, les conseillers proposent une offre globale
"monnaie unique" à destination des grandes entreprises. Un marché à terme
de l'euroconseil se met ainsi progressivement en place, inaccessible
cependant pour la grande majorité des PME incapables de pouvoir s'offrir
des prestations élevées. Les experts-comptables, les banquiers resteront
pour elles les partenaires privilégiés pour le passage à l'euro.
Lorsque l'on interroge les entreprises françaises sur leur préparation à
l'euro, 52% indiquent avoir créé un groupe de travail Monnaie Unique. Pour
45 % d'entre elles, un calendrier pour ses travaux a été fixé par le
groupe de travail (37 % non). Cependant des décisions n'ont été prises que
par 18 % des entreprises interrogées, alors que 66 % ne l'ont pas encore
fait. Seules 7 % des entreprises ont évalué le coût global du passage à
l'euro.
(La Tribune - 09/09/1997)

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