En passant au vert, les télécoms européens créeront un effet domino

Par 15 janvier 2009 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working

Selon l'Idate, l'industrie des télécoms doit mieux contrôler ses émissions de carbone. Ce faisant, elle sera aussi à l'origine d'un cercle vertueux qui aidera d'autres industries de réduire leur consommation.

Ce n'est pas l'usager via ses téléphones et ses accès Internet Internet qui génère d'importantes émissions carbones. Un Européen produit environ 17 kg par an de CO2 en utilisant son mobile, soit l'équivalent d'un trajet de 111 km en voiture. Non, le gros pollueur se retrouve dans l'ensemble de la chaîne de l'industrie des télécommunications européennes, rappelle l'Idate dans son étude "Green Telecom". Une industrie qui peut encore faire plus d'efforts pour réduire ses émissions. D'autant que, avec l'utilisation massive du mobile et du web, le secteur est en pleine expansion. Et le pourcentage d'émissions grossit en toute logique avec la croissance du marché. Selon le cabinet, les efforts du secteur pour réduire ses émissions tout en multipliant le nombre de réseaux et de services ont de fortes chances de faire tache d'huile et d'aider d'autres industries à diminuer elles aussi leur empreinte environnementale.
Les télécoms, à l'origine de changements systémiques
Des réseaux de télécommunications performants et peu énergivores permettront par exemple de généraliser l'utilisation de la vidéoconférence et du télétravail. Soit deux alternatives au déplacement que les entreprises devraient apprécier. Et qui leur permettra de réduire leur facture énergétique. L'omniprésence des télécommunications a également toutes les chances d'avoir une influence importante sur notre organisation sociale et être à la source de changements systémiques : généralisation de l'e-commerce, qui diminue les émissions générées par le transport de personnes et de biens, dématérialisation de la consommation ou encore virtualisation des interactions humaines. Pour le moment, l'industrie des télécoms doit cependant se focaliser sur les secteurs gourmands en CO2, et trouver les moyens de réduire cette empreinte.
Vers des centres de données et des équipements moins gourmands
L'Idate en a identifié quatre : les centres de données, les stations radio, les équipements réseaux (routeurs, modems...) et les combinés mobiles, qui contiennent encore beaucoup de composants toxiques. Selon le cabinet, les émissions carbone devraient ainsi croître jusqu'en 2012, date à laquelle certaines bonnes pratiques en cours d'adoption commenceront à porter leurs fruits : nouvelles méthodes de refroidissement des centres de calculs, systèmes de gestion de la consommation des appareils, recyclage des téléphones... Pour rappel, l'industrie mondiale des télécommunications est actuellement responsable de 183 millions de tonnes de CO2 par an, soit moins d'1 % du total des émissions.

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1 Commentaire

merci de mettre un lien sur notre site pionnier en haut débi mobile vert xgstream.com cordialement

Soumis par navidi (non vérifié) - le 16 janvier 2009 à 09h58

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