Passez votre entretien de débauche sur Facetime

Par 27 août 2010 1 commentaire
Mots-clés : Amérique du Nord

On s'en doutait un peu, mais une récente étude publiée par le site OkCupid est venue le confirmer, malgré les prudes pensées publiques d'un certain Steve Jobs, les utilisateurs d'iPhone ont semble-t-il une libido bien plus soutenue que leurs alter-égos sous Androïd. Dont acte.

Si l'on ajoute à cela les conclusions de la dernière livraison du cabinet de mesure d'audience Ground Truth qui nous apprend qu'en été, (enfin plus précisément entre la première semaine de juin et la toute fin du mois de juillet), la fréquentation des sites de rencontres sur mobile fait un bon de ... 92%, le fruit (on n'ose dire la pomme) est fin prêt à être croqué. Et çà n'a pas tardé.

Depuis quelques jours, un site au nom explicite , VisualFriend.com, propose (gratuitement) aux internautes de « flirter », d'abord en chat, puis, si les atomes s'avèrent crochus et la « confiance » au rendez-vous, les cyber-tourtereaux peuvent s'échanger leurs coordonnées et passer de facto en mode Facetime (oui, on a distraitement oublié de vous préciser à ce stade du post que pour entrer dans la danse, encore faut-il compter parmi les « heureux » détenteurs d'un iPhone 4, pimpant neuf).

Et attention à ce que la conversation ne dérape pas en mode Chatroulette...(oui c'est vrai on est loin de la communication « familiale » d'Apple sur l'iPhone 4, mais bon...). VisualFriend nous avertit déjà que l'on devra répondre à quelques questions scabreuses du type « Do you think you are a superstar? » ou encore plus intrusive comme « Do you buy all the new gadgets as soon as they come out? » Tricky on vous dit !!! Voilà pour le libertinage 2.0, dont on a parfois du mal à cerner les contours.

Mais on imagine aussi facilement que Facetime puisse être utilisé à des fins bien plus professionnelles évidemment. Prenez un collaborateur, tout guilleret. Il se rend au bureau par une belle journée printemps. Tout va bien, c'est un homme important. Enfin surtout en ligne. Hier encore sur Empire Avenue, les internautes s'arrachaient ses actions et c'est peu de dire que les cours flambent. Tout le monde (virtuel) l'aime, mais un doute l'habite, Jim, son boss de Cincinnati, n'a pas encore investit un « eave » dans ses stocks.

Et puis soudain alors qu'il prend l'ascenseur, la sonnerie de son iPhone 4 retentit (« Sunday, Monday, Happy Days, Tuesday, Wednesday, Happy Days, Thursday, Friday, Happy Days, Saturday, what a day, Groovin' all week with you.»...). Au bout du fil, sur Facetime, c'est Jim. Il lui parle, de la pluie, du beau temps, de son avenir, de...Et puis d'un coup, Jim, il a cette phrase étrange qui raisonnera longtemps dans sa tête. « Oh by the way, I forget to tell you, but we, yeah we're really sorry, but we have to let you go ». Fin de la vidéoconférence. En face to face.

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Soumis par Anonyme - le 27 août 2010 à 21h14

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