Le patrimoine culturel s'admire aussi en 3D

Par 03 novembre 2009
Mots-clés : Future of Retail

Pour numériser le plus grand nombre d'œuvres d'art en trois dimensions, 3D Coform travaille sur des solutions capables de reproduire puis de répertorier facilement des pièces de taille, genre ou encore texture différents.

Les œuvres littéraires ne sont pas les seules à être numérisées pour être conservées et diffusées via le web. Toutes les œuvres d'art sont désormais concernées : le projet 3D Coform a pour but de numériser le patrimoine culturel : peintures, sculptures, antiquités et même temples et monuments. Le tout, en trois dimensions. Ce qui permettra de visualiser une pièce à 360 degrés. Pour y parvenir, les responsables du projet travaillent sur un système permettant de numériser, gérer et animer simplement les reproductions 3D. Parmi les techniques sur lesquelles ils se penchent, celles donnant la possibilité d'identifier automatiquement la structure de l'objet. Mais aussi d'autres permettant de reconnaître des motifs récurrents - sur un vase par exemple - afin de les répliquer plus rapidement. Autre défi : la capacité de reproduire les ombres, qui implique la combinaison de plusieurs techniques de simulation d'effets lumineux.
Corréler les œuvres
Le système sera également capable de relier les œuvres d'art entre elles de manière autonome. Lors de la numérisation d'une nouvelle pièce, il puisera dans la base de données à la recherche d'autres œuvres du même siècle, artiste ou genre. Le rapprochement se faisant grâce aux métadonnées concernant chaque objet. Mais aussi, espèrent les chercheurs, en fonction des ressemblances formelles entre deux œuvres. Un dernier point qui demande encore de nombreux développements. "Il existe déjà des représentations en trois dimensions d'objets d'art de grande qualité", note André Stork, responsable du département IGD au Fraunhofer, l'un des partenaires du projet. "Mais nous sommes encore loin de réussir à corréler des données 3D pour faire le rapprochement entre différents objets".
Un projet à destination du grand public comme de la recherche
Ces archives virtuelles permettront aux internautes de découvrir une pièce dans tous ses détails. Une telle collection sera aussi utile aux chercheurs en quête de similitudes entre plusieurs objets qu'ils étudient et pour accéder plus simplement aux archives. Enfin, les fondateurs du projet estiment que celui-ci simplifiera le processus de restauration : une œuvre numérisée via leurs techniques présentera l'objet sous tous ses angles, ce qui donnera des informations précises sur la présence de certaines détériorations. Certaines pièces incomplètes pourront également être d'abord l'objet d'une simulation dans le but d'être reconstruites les plus fidèlement possible.

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