Les patrons redoutent que le passage à l'euro entraîne un surcroît de

Par 02 décembre 1997

paperasserie. De nombreux chefs d'entreprises craignent que la période de transition n'entraîne des exigences contradictoires. Ainsi, par exemple, conformément au plan national de passage à l'euro d...

paperasserie. De nombreux chefs d'entreprises craignent que la période de
transition n'entraîne des exigences contradictoires. Ainsi, par exemple,
conformément au plan national de passage à l'euro dévoilé la semaine
passée, les règlement pourront être réalisés en euros alors que les
déclarations sociales des entreprises devront être établies en francs,
tout au moins en 1999. Ayant obtenu de Bercy que les déclarations fiscales
puissent être libellées dès le 1er janvier 1999 en euros, les patrons ne
désespérent pas de voir cette possibilité élargie aux données sociales.
Selon certains spécialistes, il est possible que de nombreux entrepreneurs
français attendent 2002 pour concrétiser leurs projets euros "durant trois
ans, la gestion des entreprises va être singulièrement compliquée avec un
mix francs-euros dans les rapports avec l'administration. Même si on crée
une entreprise qui, dès le départ, adoptera le "tout-euro", il lui faudra
tout de même penser "franc" qu'il s'agisse de ses rapports avec
l'administration, ses fournisseurs ou ses clients. Attendre 2002 risque
d'apparaître pour beaucoup la solution la plus sage".
° Les entreprises ont jusqu'au 1er janvier 2002 pour choisir entre la
conversion du capital social ou celle de la valeur nominale des actions.
° Dès à présent, les dirigeants doivent se préparer à réfléchir en euros.
° Chef de projet chez Calan Ramolino, groupe d'audit et de conseil,
Christian Schlienger affirme "la période de transition va générer un
surcoût difficile à cerner".
° La société Télépanel Europe commercialise des étiquettes à cristaux
liquides.
(Dossier de trois pages - La Tribune de l'Euro - 02/12/1997)

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